DICK RIVERS

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"De Luxe"

En cet hiver 1978, fort de ses tout-derniers succés "Grandis Pas", "Roule Pas Sur Le Rivers" et "Je Continue Mon Rock' n' Slow" Dick Rivers poursuit la voie royale toute tracée en proposant un nouveau 45 tours disponible en format standard 17 cm mais, fait plus original, également sous la forme d'un 25 cm destiné à la promo. La photo noir et blanc, le micro années 50, peuvent évoquer la nostalgie d'une époque mais il s'agit tout au plus d'un clin d'oeil, la musique est on ne peut plus vivante et d'actualité. Enregistrés à Londres, les deux titres sont particuliérement attractifs et complémentaires "5 Heures Du Mat" est une magnifique mélodie de Bob Seger sur laquelle Serge Koolenn, complice et parolier attitré du chanteur, a écrit un texte hyper-réaliste avec des mots à la fois simples et forts, illustrant les tourments sentimentaux exacerbés dans lesquels chacun, un jour ou l'autre, peut se trouver empêtré. Les accents de sincérité évidents de l'interpréte, les arrangements, musiciens et choeurs sont en tous points remarquables. "Yen A Marre De Ce Western", sorte de mini­scénario western tragi-comique, apporte une touche plus légére. Les paroles savoureuses à prendre bien évidemment au second degré se marient parfaitement avec la musique de Randy Newman, auteur-compositeur californien cynique et à l'humour plutôt grinçant. Cette parodie de bon goût est aujourd'hui encore bien souvent incluse dans les spectacles de Dick Rivers.

Nous sommes en pleine période disco et le meilleur côtoie souvent le pire. Comme d'habitude, Dick Rivers va effectuer un choix de qualité pour un enregistrement destiné à la Grande­Bretagne au printemps 1979 sous la direction du producteur Bob Bloomfield et de l'arrangeur Mark Stevens. Deux chansons en anglais sont sélectionnées, la plus connue, la célébre "Pretty Woman" de Roy Orbison (qui sera reprise comme théme du film du même nom avec Richard Gere et Julia Roberts quelques années plus tard( subit un traitement disco-rock de circonstance sans toutefois dénaturer son esprit original elle permet à Dick Rivers de faire de nombreuses émissions outre-manche dont le fameux "Top 0f The Pops". La seconde est une jolie ballade countrysante de Paul Lewis et Don Gallacher (déjà auteurs de Grandis Pas) "One Way Street". Les deux chansons sortiront en France presque simultanément et c'est avec plaisir qu'on les retrouve en bonus sur cet album "De Luxe" qui est mis sur le marché français en juin 1979. Entiérement réalisé en Angleterre (Roundhouse Recording studios de Londres( avec la créme des musiciens locaux, ce disque ne manque ni de panache ni d'ambition. Le 45 tours qui en est extrait emporte de suite l'adhésion des plus exigeants avec le slow qui tue "Je T'ai Reconnue" dont la musique est signée Michel Simonet (Mike Shannon), grande classe, émotion à fleur de sillons et violons somptueux Les mots de Serge Koolenn sont éloquents avec toujours une petite note sensuelle pas déplaisante. Un maxi 45 tours est édité tout spécialement pour les clubs et discothéques. "J'ai Pas La Cote Avec Toi", à tendance rock-soul, est la cuvée 1979 d'un hit dylanesque du groupe Stealer's Wheel en 1973 dont la leader écossais Garry Rafterty vient d'obtenir un hit mondial ratentissant, "Baker Street".

La recette d'une réussite : rythmique et tempos accrocheurs, guitares et choeurs super-efficaces, ambiance trés dansante, paroles amusantes et sans prétention. La pochette du 45 tours commercialisé en novembre 1979, est un portrait sur fond vert dans un style trés "presleyen" celle de l'album est de Jean-Baptiste Mondino (Studio de l'Air) avec un renvoi recto-verso qui ne manque ni d'imagination, ni d'humour. "Sale Combine" déclencha les hostilités côté rock hargneux avec une musique de Burton Cummings (ex-leader du groupe Guess Who) et un texte abordant les difficultés de l'existence de notre parolier de service qui demeure incroyablement d'actualité.

"L'Heure De Superman" est dans l'esprit de Randy Newman, empreint de rancoeur, de désillusion et de cynisme, un peu mysogine mais conservant en filïgrane l'humour salvateur qui permet de ne pas tomber dans la vulgarité. Ce titre au rythme heurté est créé à l'origine par les Righteous Brothers mais la choix provient de la reprise qu'en à faite en 1977 l'excellent Burton Cummings déjà cité, Il fallait oser adapter l'un des grands succés des Eagles "New Kid in Town" et Dick Rivrs n'est définitivement pas "Le Dernier d' La Classe", il est même trés à l'aise dans ce registre et ce descriptif du parcoum de l'homme, de l'enfance à l'âge adulte an passant par l'adolescence évidemment marquée du sceau des années 50/60 ! Signalons la présence aux choeurs de Alain Labacci, Slim Batteux, Luc Bertin (fidéles de l'entourage musical de Dick ainsi que Gilbart Elnaudi et Jacquas Mercier sans oublier Jean-Yves Lozach à la pedal-steel guitar.

"C'est Dans l'Journal" est un rock' n' roll bien sympathique et un succés pour Cliff Richard en 1977. Les paroles sont désopilantes et c'est une vraie partie de plaisir pour le chanteur qui est sur son terrain de prédilection. "Radio Mirabelle" est, tout le monde l'aura compris, l'histoire de Radio-Caroline émettant de son bateau-pirate... occasion trop belle de rendre hommage à ces pionniers de la radio-libre et prétexte à un rock de bonne facture. Enfin "La Vie Des Poubelles" est un superbe slow, musique de Mike Shannon, paroles de Serge Koolenn semblant faites en 1997, rien n'ayant changé bien au contraire. Album charniére incontournable assurant le lien entre deux décennies, ce disque est un véritable "Dick Rivers De Luxe"

Duvalex

 

 

Exalead

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