DICK RIVERS

 Agrandir  les images en cliquant dessus et les faire revenir à leur position intiale en recliquant .

 


 

Adaptations anglaises et américaines !

Le quatrième super 45 tours de Dick Rivers sort en juin 1963. La pochette nous présente le chanteur assis, une cigarette entre les doigts. Les titres proposés sont de même taille, n’en mettant prudemment aucun en vedette. Composé exclusivement d’adaptations, ce disque est enthousiasmant avec "L'Effet Que Tu Me Fais”, reprise de ‘How Du You Du lt’ de Gerry & The Pacemakers, groupe mersey-beat encore peu connu en France. Jean-Michel Crétois est l’auteur des paroles françaises. Dick Rivers est fort bien soutenu par Les Krewkats qui dévariétisent le morceau. accélèrent le rythme et modifient l'arrangement.
La jolie ballade “Je Ne Peux Pas T’Oublier” est tirée du succès américain "Can’t Get Used To Losing you” du crooner Andy Williams. La mélodie attachante est l’œuvre du célèbre tandem Duc Pomus et Mort Shuman, André Salvet et Claude Carrére se chargeant du texte français. La voix un peu rauque de Dick Rivers ainsi que son accent niçois apportent du piment et de la personnalité à son interprétation. Le grand orchestre de Paul Piot 1’accompagne sur ce titre.
"Sarah Jane” est l’adaptation française (Jean­Michel Crétois) de "The Folk Singer” du répertoire de Tommy Roe. créateur du fameux “Sheila" Cette ballade au parfum country est chantée avec conviction, le thème est romantique, tendre et mélancolique. La voix chaude de Dick Rivers fait merveille et les Krewkats sont soutenus par l’orchestre de Paul Plot. Le 45 tours se termine par un standard de Chuck Berrv : "Sweet Little Sixteen", dont Danyel Gérard écrit les paroles françaises et "T’as Seize Ans Demain” est bien dans l’esprit des années 60 avec cette fraîcheur et cette pudeur si cameléon
C’est le 26 septembre 1963 qu’apparaît le 45 tours suivant, le cinquième dont la pochette est splendide avec une photo du plus pur style western. Dick Rivers. appuyé sur une roue de charrette, tient les brides d’un pur sang. Il porte blouson et pantalon de jeans avec ceinturon western rare à l’époque ! il est détendu et souriant, véritablement dans son élément. Quatre nouvelles adaptations au menu
“Laisse Parler Ton Cœur”, le titre qui passe le plus souvent sur les ondes, il s’agit de "Let’s Make A Memory” de Cliff Richard dont le tempo a été quelque peu accéléré. Les chœurs et les violons sont omniprésents, menés par l’excellent Paul Piot et la voix de Dick, un peu voilée comme toujours, est remarquable. C’est André Salvet qui est l’auteur du texte français sans aucune prétention
"Cà Ne S’oublie Pas” est une reprise de Joe Brown, "That’s What Love Will Do”, avec des paroles de Pierre Saka. Les Krewkats enclenchent leur vitesse de croisière sonnant plus rock que jamais avec un solo de guitare de Ted Tunnicliffe qui décoiffe
Le classique du rock’n’roll de rigueur
"Mais Oui Baby" est une premiére mouture de “May Be Baby” de Buddy Holly avant la version 1991 de l'album "Hollv Day, in Austin”. “Hé oui Baby"
Un régal du genre même si les chœurs des Krewkats pendant le chœurs peuvent aujourd’hui faire sourire.
“Mes Ennuis” (”Misery” des Beatles) est une premiére incursion dans l’œuvre du tandem Lennon/ McCartney encore peu connus en France en 1963 avec un texte de Pierre Saka très plaisant. On retrouve Paul Piot dont l’orchestration comporte un rajout de violons par rapport à l’original. Après la période trois guitares et une batterie, on sent une volonté d’utiliser au maximum toute une palette d’instruments

Tu N’es Plus Là,  un succès indémodable!

L’année 1963 se clôture pour Dick Rivers avec l’édition d’un sixième 45 tours le 21 novembre (le cinquième de l’année !) dont la pochette plus classique, est un portrait en gros plan. Deux morceaux se détachent. “Tu N’es Plus Là” et “J’en Suis Fou” reléguant les deux autres discrètement au second plan. Les Gladiators (toujours des anglais) remplacent les Krewkats. “Tu N’es Plus Là” est la version française du succès de Roy Orbison "Blue Bayou” et permet à Dick Rivers d’obtenir un super-hit, un succès amplement mérité puisque la chanson vaut l’originale avec une interprétation sublime toute en nuances, une voix tour à tour charmeuse, confidentielle puis puissante et pathétique, une belle réussite. De plus Hubert Ithier a écrit un excellent texte et “Tu N’es Plus Là” monte jusqu’à la 5éme place de “Salut Les Copains". "Mon Cœur Tu Remets Cà” puise dans le répertoire de Fats Domino (‘There Goes My Heart Again”), c’est un rock très efficace avec des paroles de Jean Grelbin sobres et bienvenues. “J’en Suis Fou” est l’adaptation de "Love Me Do”, le tout premier single des Beatles paru chez Parlophone en octobre 1962. Le texte de Frank Gérald s’adapte parfaitement à ta musique de Lennon & McCartney. On ne connait malheureusement pas le nom de l’harmonciste, les crédits de pochette de l’époque étant on ne peut plus discrets, en comparant les deux versions, on s'aperçoit que la technique de Tommy Brown était largement supérieure à celle de Ringo Starr (la reprise après le break... !). Le rythme est aussi un peu accéléré. “Dans Ma Vallée” qui a une connotation fortement country de par l’orchestration, le climat et le texte d’Yves Stéphane n’est, contrairement à ce qui est annoncé pas une adaptation mais un original écrit par Jack Arel qui signe sous le pseudo d’Eric McCray Il était à cette époque de bon ton de ne faire que des copies de tubes anglo­saxons. tout ce qui était purement français étant alors jugé nul par bon nombre,.. “Dans Ma Vallée” est un morceau très agréable malgré des violons et des chœurs un peu envahissants et typiquement sixties.

En bonus sur ce CD, on est ravi de découvrir aujourd’hui six titres inédits enregistrés par Dick Rivers à cette période, trois originaux “La Colline Oubliée”, “Mary” et “Ton Nom” ainsi que trois reprises “Au Chemin De Nos Amours”, “Cry Cry Baby” et “Qui L’a Rendu Fou” (“Lonely Avenue” de Rav Charles). A ces trésors trop longtemps cachés s’ajoutent les versions espagnole (“Me Faltas Tu”) et italienne (“Mi Manchi Tu”) de “Tu N’es Plus Là” et une version italienne de "J’en Suis Fou” (‘Una Ragazza Diversa”). De quoi combler les plus exigeants

Duvalex

Exalead

TOUTE LA MUSIQUE SUR RAMDAM.COM