DICK RIVERS

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Je Continue Mon Rock'n'Slow

Après les albums "Bye Bye Lily". "Dick' n Roll" et "The Rock Machine" (dans cette même collection) éditées à l'origine en 1971 et 1972, salués unanimement par la presse spécialisée tout comme par le public, Dick Rivers réenregistre du rock' n' roll en français "Marilou", "Rock' n' Roll Star", "Hey Mamy" et surtout "Maman N'aime Pas Ma Musique", un succès retentissant devenu disque d'or en avril 1975. Cette chanson se situe dans la mouvance du glam-rock britannique des années 70 dont la figure de proue est Gary Glitter

Dick Rivers s'engouffre dans la brèche ouverte de ce renouveau du rock'n'roll dont paillettes, strass et artifices sont efficaces auprès du jeune public un 45 tours réalisé à Londres est commercialisé au printemps 1975. Le titre fort "Je Cherche La Ville Du Rock' n Roll" s'inscrit totalement dans la suite logique du précédent hit avec une rythmique basse-batterie très appuyée, un riff de guitare accrocheur aisément assimilable (des musiciens de renom participent à la séance tels que Ray Fenwick, Jerry Conway. Hughie Burna... Et Tommy Brown assure la direction d'orchestre). Le créateur de cette chanson n'est autre qu'Edgar Winter (le frère de Johnny Winter), les paroles astucieuses sont de Serge Koolenn, membre du groupe "Il était Une Fois" et complice de Dick Rivers depuis un an. Ce texte savoureux est à prendre au second degré, l'auteur se moque des conventions et recherche des phrases qui sonnent avec une bonne pincée d'humour Depuis, notre chanteur a trouvé sa ville du rock' n' roll Austin, Texas ! L'autre face "Debout Devant Ma Glace" est un rock au tempo médium de Neil Sedaka, chanteur américain adulé entre 1958 et 1964 et excellent compositeur qui obtient un regain de popularité grâce à Elton John qui le signe sur sa compagnie de disques, Serge Koolenn écrit un texte humoristique en clin d'œil qui donne un charme supplémentaire à cette bonne chanson (prémices de tout rocker que de mimer ses idoles devant la glace). Dick arbore sur la pochette une veste en lamé or confirmant la parfaite osmose entre musique et look. L'évolution artistique de Dick Rivers dans les années 1976 & 1977 au travers de cette merveilleuse musique du terroir américain, la country-music et ses branches telles que le cajun lui permet d'obtenir une nouvelle fois un disque d'or avec le splendide et indémodable "Faire un Pont" enregistré à Bogalusa, Louisiane. Totalement imprégné de cette musique si proche de ses racines "roots" dont les textes sont aussi importants que les mélodies, Dick Rivers, aidé de son acolyte à la plume facile, va commettre trois albums parmi les plus beaux et les plus notables de sa carrière, projections raffinées destinées à un public francophone qui ne saisit pas toujours la finesse et la profondeur des paroles originales interprétées en anglais. L'un de ces albums et non des moindres est "Je Continue Mon Rock'n' Slow" paru au printemps 1978. Enregistré pour partie au Round­house studio de Londres et au Studio in The Country de Bogalusa qui est une petite bourgade de Louisiane située à 150 kms de La Nouvelle Orléans, l'album débute par la devise désormais célèbre de Dick Rivers "Je Continue Mon Rock'n Slow", ce qu'il n'a jamais manqué de faire pour le plaisir de tous. Typiquement country dans l'âme et la manière, cette jolie ballade tirée du répertoire de T.G. Sheppard (1975) est plus connue par Charlie Rich qui en a fait un numéro 1 dans les charts country aux états-Unis en 1977. Serge Koolenn signe là un de ses plus beaux textes avec des mots qui sonnent juste et qui collent à la mélodie comme une seconde peau. "La Fille Au Piano" est un original écrit par le regretté Tommy Brown, divin batteur et compositeur de grand talent, les arrangements sont très "british" et le texte est un petit scénario concocté par un Koolenn bien inspiré. "Cabana Louisiana" nous ramène on s'en serait douté au pays des cajuns et de la chaleur moite des bayous... L'auteur s'est bien adapté au climat ambiant. Cette chanson était interprétée en 1975 par Tommy Overstreet. "Je m'en Vais Sans Vous" est une création de la pulpeuse et affriolante DoIIy Parton qui a réussi l'exploit de porter cette œuvre à la toute premiére place du hit-parade country à deux reprises en 1974 & 1982 sans oublier Whitney Houston qui a permis à " I WilI Always Love You" de plafonner plusieurs semaines en tête des charts pop en 1992. La version française qu'en propose Dick Rivers possède une saveur bien personnelle, un thème qui semble fait "sur mesure" pour lui ! "Ton Buggy Sans Contrôle" adapté du "Boogie Woogie Country Man" de Jerry Lee Lewis est assez hilarant coté texte, les mots sont assénés tels des accords de piano sur un rythme boogie-woogie débridé et des guitares de rêve (James Burton et DaIs Sellers). "Elle Est Folle" de Tommy Brown et Serge Koolenn est une perle d'humour fortement teintée de sexe, tout cela est diablement enrobé par des chœurs enchanteurs et une guitare ciselée. Les paroles ne sont pas si mysogines qu'on pourrait le penser au premier abord... "Roule Pas Sur le Rivers" est bien entendu "Proud Mary" de Creedence Cleerwater Revival, groupe fétiche pour notre rocker niçois. Ce thème mille fois repris de John Fogerty (entre autres par lke & Tina Turner et Elvis Presley) revêt ici un aspect tout spécialement attachant, mettant l'interprète en scène avec une autodérision bien sympathique. Ce "Roule Pas Sur Le Rivers" est inclue dans le tour de chant actuel de Dick Rivers tout comme "Je Continue Mon Rock' n slow", "Grandis Pas" dont la musique est écrite spécialement par Paul Lewis et Don Gallacher (relations de Bob Bloomfield) est sans nul doute l'une des plus belles réussites de l'album avec une description tendre et réaliste des rapports père-fils depuis les bagarres de l'école aux premières amours de l'adolescence où l'artiste se montre très convaincant. "C'est Ma Dernière Country-music", composé par Paul Lewis, pourrait être l'issue d'un mini-scénario western burlesque la guitare virevolte de plaisir ! "Et Ta Photographie", musique de Tommy Brown, renoue avec l'ambiance "chanson à pleurer dans sa bière", les paroles de Serge Koolenn se faisant plus romantiques. "J'aimerais Tant Frapper" créé par Dave Bartholomew et Pearl King en 1956 pour le chanteur noir Smiley Lewis, fut aussi interprété par Gale Storm la même année puis par Fats Domino un peu plus tard c'est toutefois l'anglais Bave Edmunde et Rockpyle qui en 1970 l'ont remis au goût du jour dans une version à la fois étonnante et efficace avec cet écho dans la voix et ce beat rugueux adoptés par Dick Rivers qui se fait réellement plaisir dans un créneau qui lui sied à ravir, le texte de circonstance raconte des tranches de vie bien saignantes et plus vraies que nature. Enfin "Ca M'écœure" est un original de l'ami Tommy Brown sur des paroles au ton délibérément désabusé de Serge Koolenn. Deux 45 tours sont successivement commercialisée, le premier avec "Grandis Pas", et "Ca m'écoeure", le second avec "Je Continue Mon Rock' n' Slow" et "Roule Pas Sur Le Rivers". "Je Continue Mon Rock' n' Slow" est un album capital dans la carrière de Dick Rivers, un album qui traverse le temps sans prendre une ride

                                                                                                                                                                                Duvalex

 

 

 

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