DICK RIVERS

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THE ROCK MACHINE

   Devant le vif succès de "Dick'n'Roll" ainsi que de l'accueil chaleureux du public lors des concerts entièrement voués à la cause du rock'n'roll (Dick Rivers Labyrinthe font un tabac partout où ils se produisent, un "Dick'n Roll" Volume 2 est vite programmé et intitule "The Rock Machine". Il est mis sur le marché en avril 1972. Pour ce faire, retour aux studios Condorcet de Toulouse. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, les mêmes complices se retrouvent pour une nouvelle aventure en 14 épisodes. Il faut toutefois noter que le guitariste Simon Vandercam remplace Bernard Photzer, Jacques Verecchia qui arrive en renfort de Claude Arini au piano et Pierre Billon aux percussions. Jacques Cardons est aux chœurs avec François Porterie qui joue également de la slide-guitar. Quatorze nouveaux titres sont donc réalisés par Dick Rivers dans un Style et un esprit assez puristes encore mais avec cependant une évolution et une recherche donnant une couleur musicale très personnelle.

Innovation par rapport au précédent volume les deux premiers morceaux sont des originaux créés pour la circonstance "HoId On" écrit par Alain Bashung et Michel Simonet (alias Mike Shannon) est un rock très percutant, excellent starter qui fait la part belle aux cuivres et qui s'intègre parfaitement à ce nouvel album

"When The Plane" composé par Pierre Billon et Dick Rivers, est un titre country très agréable avec un passage laid-back façon Elvis Presley et une belle performance des choristes. Ces deux créations de qualité prouvent, s'il en était besoin, que l'on peut sortir des standards en conservant l'impact essentiel de cette musique.

"Baby I Dont Care" du célèbre tandem Jerry Leiber - Mike Stoller, auteur de tant de hits pour Elvis mais aussi pour les Drifters et les Coasters, nous replonge avec délectation dans le sillage du King Presley. Le tempo ultra rapide est d'une efficacité maximale et si pour Elvis Presley le titre (qui fait partie intégrante du film "Jailhouse Rock") s'achève par de fantastiques roulements de batterie, ici le solo du batteur enchaîne sans interruption et de manière appropriée avec la chanson suivante "That's All Right Mama" nous maintient dans l'univers d'Elvis même si son créateur est le bluesmen noir Arthur "Big Boy" Crudup en 1946, le King a marqué de son empreinte indélébile cette œuvre désormais classique par se version échevelée et définitive de 1954.

Tout cela va comme un gant à Dick Rivers qui est totalement à l'aise sur son terrain de prédilection. "Blueberry Hill" que tout un chacun attribue à Fats Domino en raison de l'immense succès qu'il en a fait en 1956 est é l'origine une chanson country que Gene Autry interprète dés 1940 ! Dick Rivers en délivre une version syncopée et convaincante avec mention spéciale à la slïde-guitar. "Twenty Flight Rock" d'Eddie Cochran (1957) est volontairement plus dépouillé avec section rythmique basse-batterie-percussions et guitare solo, le débit vocal est important et bien maîtrisé. "It'a Been Nice" de Doc Pomua et Mort Shuman, a été chanté par Gene Vincent et Les Everly Brothers mais c'est de la version du britannique Marty Wilde (père de Kim Wilde) que Dick Rivers c'est plutôt inspiré. Plusieurs particularités sont à remarquer la construction mélodique est moins traditionnelle que pour la plupart des grands classiques. les changements de rythme continue et le solo d'harmonica apportent une touche d'originalité très plaisante. "Fever" reste pour les plus nombreux le succès de Peggy Lee en 1956, bien que son origine se situe en 1956 avec le chanteur noir Little Willie John. Ce titre plutôt swing et jazzy avait séduit Elvis Presley qui l'avait enregistré dés son retour du service militaire an 1960 (album "Elvis la Back"), version splendide de sobriété avec uniquement une contrebasse et des percussions. Chez Dick Rivers, progressivement viennent se greffer sur la basse électrique et les percussions, les cuivres et le piano, ne dénaturant en rien l'esprit de l'œuvre. "Party" ou Elvis qui l'a enregistré en 1957. On pourrait aisément croire à une prise "live", les deux chorus sont dévastateurs, la voix de Dick assez haut perchée et la section de cuivres riche et inspirée. "One Night" de Dave Bartholomew et Pearl King créé en 1956 pour Smiley Lewis sous l'appellation "One Night of Sin" vaut surtout d'être connu pour la magistrale et inoubliable interprétation d'Elvis Presley deux ans plus tard en 1958. Le rythme est ici accéléré on note une basse omniprésente et des cuivres. "Great BaIls 0f Fire" est un des grands succès du "killer" Jerry Lee Lewis en 1957. Dick Rivers chante d'une voix un peu plus cassée, le piano se déchaîne pour un solo bienvenu tandis que les cuivres donnent un ton plus rythm'n blues, le tout sur un tempo d'enfer Un instant privilégié de "Rock Machine" le medley "All I Have To do Is Dream / Donna" la première partie étant la seule incursion dans le domaine des Everly Brother où le chanteur excelle, se montrant tout a tait convaincant dans ce répertoire plus crooner avec sa voix aux inflexions profondes et des chœurs superbes la seconde moitié du medley étant la reprise du hit de Ritchie Valens (1958) avec un apport heureux des cuivres. "SIippin' And Slidin" est un dernier "tribute" à Little Richard avec successivement des chorus de piano et de cuivres qui swinguent diablement avant de conclure sur "I Got A Woman" du "genius" Ray Charles (créé en 1954) délivré avec feeling et conviction, le tout interrompu par d'incessants breaks, des variations d'intensité, un solo de guitare aiguisé et un final plein d'énergie et trés scénique aux cuivres Let's Have A Party" est emprunté à...

En 1972, les deux originaux extraits de "The Rock Machine". "HoId On" et "When the Plane" font l'objet d'une édition en 45 tours tandis que l'album paraît dans de nombreux pays étrangers dont le Japon. Dick Rivers écume toutes les scènes de France et de Navarre pour y présenter son show de rock' n' roll. notamment au Palais d'Hiver de Lyon le 4 décembre 1971. Il clôture à l'Olympia le 9 mai 1972 une semaine rock. succédant à Jerry Lee Lewis avec en première partie le groupe pastiche rock' n' roll revival Au Bonheur des Dames. La carrière de Dick Rivers s'oriente ensuite davantage vers une musique plus volontiers tournée vers la country-music et les ballades sans toutefois renoncer au rock qui a fait son succès.

Les albums "Je Continue Mon Rock'n Slow", "De Luxe", dans cette même collection en sont la meilleure illustration.

                                                                                                              Duvalex

 

 

 

 

 

 

 

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