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Article parue dans cyberpress.ca

Dick Rivers : Lorsque l'aliénation...

 
 
Alain Brunet
 

Le Vendredi 19 Septembre 2008, 12h35

Dick Rivers: lorsque l’aliénation mène à bon port

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Au fil des décennies, j’ai ri,  souri ou froncé les sourcils  à l’écoute de Dick Rivers, dont le nom d’artiste rappelle cette fascination un peu bebête pour l’Amérique qu’avaient plusieurs Français de sa génération - ceux qui étaient ados ou jeunes adultes au début des années 60. Son trip de faux cowboy égaré sur les higways amerloques a toujours exhalé une forte odeur d’aliénation culturelle.  Voilà le trip d’un artiste dédié aux beaufs de la francophonie, un artiste qui ne s’appartient pas, confiné aux emprunts caricaturaux d’une culture qui n’est pas la sienne.

Mais la société française étant ce qu’elle est, même les aliénés culturels peuvent trouver le salut lorsqu’on les trempe dans le contenu original - exemple: Johnny Hallyday a souvent chanté de grands textes, quoi qu’on pense du personnage. Appuyé par Joseph d’Anvers, qui signe textes et musiques de L’Homme sans âge,  ainsi que par le tandem britannique Bacon & Quarmby qui en assure la superbe réalisation, Dick Rivers a ainsi plongé dans le contenu original. Cet excellent disque, vibrant, fin, somptueux, d’un esprit rock cette fois authentique parce qu’aussi européen, ébranle finalement mes perceptions à son égard.

L’aliénation peut parfois mener à bon port ! Mais il ne faut pas trop y compter…

 

La derniére mise à jour de ce site date du 18/07/11

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