Diner Spectacle avec Dick Rivers

 

    Bonneval ,28800
  • Lieu:
    Salle des fêtes de Bonneval
    28 - Eure-et-Loir, Centre, 28800 Bonneval
    France
     
  • Date :
    Le 02/11/2012
     
  • Description (détail de l'annonce) :
    Fan club 28 Johnny Hallyday & For Daisy's smile Organisent à la salle des fêtes de Bonneval le vendredi 02/11/2012 Un DINER SPECTACLE avec DICK RIVERS

    Et oui, tout arrive, même les évènements exceptionnels, une véritable légende vivante, un artiste de renommée internationale, que dis-je, une icône de la musique rock, en concert à Bonneval, la ville ou tout est possible.

    Mister D (titre de son dernier album) est en tournée et passera par Bonneval pour nous présenter son show.

    DICK RIVERS a repris la route, entouré de musiciens hors paire pour fêter ses 50 ans de chanson et pour notre plus grand plaisir. Il nous offre sa voix, son charisme et son Rock & Slow. Venez à sa rencontre et partagez un grand moment de musique, de sincérité avec un authentique monstre sacré.

    Tarifs Repas :

    80€ (première moitié de la salle)
    70€ (deuxième moitié)

    Renseignements et Réservations :
    Pauline Royer - 06 33 68 28 11
    Noémie Bouilly Arnoult - 06 83 12 42 18
    ou sur le flyer de la manifestation :
    http://www.fichier-pdf.fr/2012/06/01/fiche-inscription-dener-spectacle-1/preview/page/1

    Association For Daisy's Smile :
    28 Rue des écoles
    28800 Prés Saint Evroult
     
     
  • Site internet :
    http://www.fichier-pdf.fr/2012/06/01/fiche-inscription-dener-spectacle-1/preview/page/1

     

     

     

    Cinquante et un ans après ses débuts, le chanteur Dick Rivers sera à Bonneval le 2 novembre

     

     - Photo Sylvia Catarino

    - Photo Sylvia Catarino

     

    Dick Rivers arrive toujours en troisième position dans le tiercé du rock à la française, mais ça ne l’empêche pas d’avoir toujours la foi en sa bonne étoile. Rencontre avec un jeune sexagénaire avant son concert de Bonneval.

    Quand on évoque Dick Rivers, on imagine tout de suite le folklore du rock’n’roll : cuir, banane et guitares vintage. C’est vrai et faux à la fois. Le chanteur n’aime pas qu’on le coince dans une époque particulière. Après cinquante ans de carrière, Dick Rivers veut toujours avancer. L’Echo l’a rencontré avant son concert de Bonneval le 2 novembre.

    Vous venez à Bonneval pour un concert un peu spécial.

    C’est le vieux rêve d’un habitant de Bonneval. Plus qu’un ami, c’est un frère, qui s’appelle Thierry Bouhraoua. C’est un type extraordinaire, je connais toute sa famille. Il m’a toujours dit : « J’aimerais vraiment que tu viennes chanter à Bonneval. Ce n’est pas une ville très importante, mais je vais tout faire pour que tu viennes. » Il s’est mis en contact avec mon producteur de spectacles, et ils sont tombés d’accord. Il fait ça sous forme de dîner-spectacle. En début de soirée, les gens vont manger, puis il y aura le concert, le même qu’à l’Olympia.

    Vous avez résumé vos cinquante ans de carrière en 2011 sur la chanson Reverse. Une telle longévité, c’est impressionnant.

     Il y en a d’autres. Si malheureusement, Dieu ne lui avait pas ôté la vie, il y aurait mon copain Alain Bashung. Il y a aussi mes deux compères (Ndlr : Johnny Hallyday et Eddy Mitchell), même s’ils sont plus âgés que moi. J’ai commencé ce merveilleux métier le jour de mes 15 ans.

    Vous n’avez connu que ça.

    Je suis passé de la bicyclette à la Cadillac. Je n’ai pas eu d’adolescence. Encore aujourd’hui, j’apprends et je découvre des choses. C’est pour ça que je suis un éternel débutant.

    « Je ne regarde jamais en arrière »

    Vous avez un secret de longévité?? Ne pas se prendre au sérieux, aimer la musique. Chaque disque pour moi, c’est comme si c’était le premier. Je me remets en question en permanence. Je ne regarde jamais en arrière. Je déteste la nostalgie, sauf pour raconter de beaux souvenirs. Si c’est pour dire : « Ah, de mon temps… », non?! Je vis au jour le jour. C’est ça être rock’n’roll.

    Dans cette chanson, Reverse, vous dites une très belle phrase : « Je ne suis pas un fantôme, mais pourtant, ça me hante. » Qu’est-ce qui vous hante??

    C’est Jean Fauque qui a écrit ce texte. Il s’est aperçu qu’on me gonfle souvent avec ça : « Ah, Dick Rivers, toute ma jeunesse?! » Les gens me replacent dans une époque qui leur convient. Je ne suis pas comme ça. Ce qu’il veut dire, c’est : on remonte en arrière, mais je suis toujours là.

    Justement, le passé ne vous empêche-t-il pas d’avancer??

     Non, parce que je me suis toujours entouré de jeunes. Mes disques sont toujours modernes au niveau des sonorités. Aussi loin que ma mémoire remonte, j’ai toujours été très avant-gardiste. J’ai quitté très vite les Chats sauvages, car la formation guitare-batterie, ça me gonflait. En 1968, j’ai travaillé avec Gérard Manset, c’était très underground à cette époque. J’ai ensuite travaillé pendant des années avec Alain Bashung. Sur Mister D, c’est Oli Le Baron qui est le chef d’orchestre.

    Dans votre livre d’entretiens, vous dites souffrir d’un manque de reconnaissance. Pourtant, vous êtes toujours là.

    C’est grâce au public et à mon talent, si talent il y a. Je parlais de certains médias, trois ou quatre. Je suis très fier d’être toujours là sans leur appui. Si ces médias-là m’avaient aidé, je serais le phénix de l’hôte de ces bois.

    Regrettez-vous de ne pas être né aux Etats-Unis??

    Votre mythologie ne vient pas vraiment de France. C’est faux. Je suis Français, je paye mes impôts en France. Je n’ai pas l’intention d’émigrer. C’est très compliqué de répondre à cette question. Ma jeunesse, comme celle de toute une génération, a été bercée par un rêve américain qui n’existe plus. Aujourd’hui, si vous êtes à New York, Los Angeles ou ailleurs, les pubs sont toutes les mêmes. Il n’y a plus ce côté folklorique que l’on trouvait avant. Même en Belgique?! Quand on passait la douane, on ramenait des choses que l’on trouve partout aujourd’hui. Ce que j’ai d’américain aujourd’hui, ce sont mes cigarettes, que j’importe depuis trente-cinq ans, et ma Cadillac dernier modèle.

    « Les Chats sauvages, c’était pas les Beatles?! »

    Votre génération a imité les Américains. Vous chantiez des chansons américaines en français.

     Malheureusement, parce que je voulais chanter en anglais. Même les Anglais ont fait ça. John Lennon disait : « Si Elvis n’existait pas, on n’existerait pas. » Au début, les Beatles ne chantaient que les classiques de rock américain, et après, ils se sont forgé leur personnalité. Comme moi.

    C’est donc Elvis qui a tout déclenché.

    Pour tout le monde. C’est une sorte de demi-dieu, Elvis. Un prophète. Le rock’n’roll existait avant Elvis, mais il était destiné aux noirs américains. Elvis a fait passer cette musique chez les blancs. C’est la base de tout.

    On vous reparle encore des Chats sauvages…

    Malheureusement. Ça m’étonne, parce que ce n’était pas les Beatles. Il faut croire que ça a marqué une génération. C’est hallucinant?!

    C’était une version édulcorée du rock’n’roll.

    Honnêtement, avec le recul et le côté kitsch, si on ne fait plus de comparaison avec les Américains, il y a des trucs assez marrants, magiques.

    Pratique.

     Vendredi 2 novembre à Bonneval (salle des fêtes). Dîner-spectacle à 70 € et 80 €. 06.33.68.28.11. ou 06.83.12.42.18. DVD Gran’tour. 10 € (sortie le 5 novembre).

    Rémi Bonnet
    remi.bonnet@centrefrance.com

     

     

 

 

 

La dernière mise à jour de cette page date du 11/02/14

Dick Rivers