Caudebec-en-Caux : Dick Rivers et le comédien Bruno Putzulu

ont tourné les dernières images d’un clip sur une chanson de Léo Ferré

 

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 Caudebec-en-Caux. Dick Rivers et le comédien Bruno Putzulu ont tourné les dernières images d’un clip sur une chanson de Léo Ferré, vendredi. Rencontre autour de la mémoire du chanteur anarchiste.

Bruno Putzulu a garé la Mustang au bord d’une route boisée et indique sa route à Dick Rivers, engoncé dans un caban noir, silhouette gracile dans la pénombre de la nuit qui s’installe. Dick Rivers s’en va, à pied, et emprunte un chemin montant dans le bois, sans se retourner. Clap de fin.

Vendredi soir, sous une petite bruine, l’équipe de tournage de Cybersonor, une maison de production rouennaise, tournait les dernières images d’un clip sur une reprise de C’est extra, de Léo Ferré, à Caudebec-en-Caux. Une reprise surprenante qui paraîtra sur un album fin janvier prochain pour célébrer le centième anniversaire de Léo Ferré. Une douzaine d’artistes y rendent hommage au chanteur anarchiste, de Dick Rivers à Nilda Fernandez, Rachid Tahar, Geoffrey Oryema, Axel Bauer ou encore Bruno Putzulu qui y lit un texte, accompagné d’un piano.

Pour le centième anniversaire de sa naissance

« L’idée a germé au hasard d’une rencontre, raconte Elian Levavasseur, l’un des producteurs de cette aventure. Je suis musicien et j’étais en concert à Pau pour un spectacle monté par le beau-frère de Léo Ferré. En discutant, on en vient à l’hommage qui avait été rendu à Léo à l’occasion des vingt ans de sa disparition et on s’est dit que l’on pourrait faire quelque chose pour le centième anniversaire de sa naissance, tant il est plus agréable de célébrer une naissance qu’une fin. Nous avons contacté le neveu de Léo, Mathieu Ferré, qui gère les droits des textes et chansons de Léo et les enregistrements ont commencé il y a un an à Rouen et à Paris. »

Ferré, Piaf, Moustaki et Elvis

Dick Rivers dans C’est extra. Ferré et Rivers ont chanté dans des genres totalement différents à la même époque, des années soixante à quatre-vingt. Aux antipodes l’un de l’autre.

« Mais j’ai bien connu Léo, sourit l’artiste. Je l’ai connu à Monaco (ndlr : Léo Ferré était né à Monaco et résidant monégasque, Dick Rivers est né à Nice et a fait ses débuts sur la côte d’Azur, à 15 ans). Et puis, croire que je suis si éloigné de lui et de ce genre de chanson française, c’est ne pas connaître mes disques : savez-vous que j’ai enregistré une chanson de Moustaki, Les rois serviles ? J’ai connu Édith Piaf et même, j’ai assisté à l’enregistrement de C’est extra grâce à Philippe Rault, qui produisait Léo à l’époque et qui lui avait suggéré de l’enregistrer avec le groupe Zoo. Léo Ferré était quelqu’un de très branché qui connaissait tout ce qui se faisait musicalement à son époque. »

Le choix de C’est extra n’est pas anodin : « En fait, je m’y étais essayé il y a quelques années, tout seul, en m’accompagnant à la guitare. Quand Elian m’a proposé de participer à cet album, j’ai tout de suite ressorti la maquette que j’avais faite et Oli Le Baron (ndlr : arrangeur de Dick Rivers) en a fait une version country-slide, du Dick Rivers quoi ! »

« Je suis tombé dans le rock’n’roll quand j’étais petit. Mais cela n’a été qu’une étape de ma vie. Des gens comme Piaf m’ont marqué, tout comme Elvis. Et les textes de Léo m’impressionnent toujours encore aujourd’hui. Je redécouvre les paroles de C’est extra à chaque fois que je les écoute. »

F. D.

 
 
 
 

                                                                                                                       

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