Dick Rivers: «Pompignan est le centre du monde!»

Publié le 22/08/2013 à 03:48
Dick Rivers participe volontiers aux fêtes locales. Ici, lors de la fête du centenaire du passage de Napoléon Ier à Pompignan./photo archives DDM
Dick Rivers participe volontiers aux fêtes locales. Ici, lors de la fête du centenaire du passage de Napoléon Ier à Pompignan./photo archives DDM
 

Dick Rivers, comme chaque année, passe l’été à Pompignan. L’été mais pas les «vacances», car avoue-t-il, «je ne suis jamais en vacances, c’est un mot que je ne connais pas ou alors j’y suis toujours! J’ai la chance de faire un métier qui me passionne, avec des contraintes, bien sûr, et beaucoup de travail mais jamais de routine, pas d’obligations régulières comme aller chaque jour au bureau à la même heure. Donc, je me sens libre et finalement les vacances c’est ça, la liberté non? ici, je continue à travailler - téléphone, internet, fax, déplacements - et en même temps, je profite de ma famille, des amis, qui viennent me voir et d’un environnement superbe.

Au calme en famille

La maison où nous vivons est une ancienne ferme rénovée en pleine campagne, au calme, rien autour!

Là, je viens de faire plusieurs concerts mais après chacun, je rentre ici, dans la maison familiale, où je retrouve tous ceux que j’aime. J’ai ici comme à Paris beaucoup d’amis de tous les milieux, des gens ordinaires, «normaux» quoi! En fait, c’est sans doute dans le show biz que j’en ai le moins.

Toute la «famille musicale» de l’artiste vit dans le coin, son guitariste à Balma, son ingénieur du son à Grisolles, son ami Cabrel pas bien loin! Pour travailler, échanger, c’est bien. Dick laisse entendre que s’il le pouvait, c’est bien, ici, en Tarn-et-Garonne qu’il passerait sa vie avec Babette son «ange gardien», Natala sa fille adoptive, les petits-enfants, la famille élargie! «Paris, je suis obligé d’y passer une partie de l’année car c’est là que tout se décide, si vous dites là- bas que vous vivez en province, les gens tiquent... J’aimerais être ici plus souvent, aussi je dois être le seul du village à souhaiter l’installation rapide du TGV!».

Un chef de famille responsable

À 67 ans, celui qui a enregistré son premier disque à 15 ans et, comme il le dit, est passé «directement du vélo à la voiture américaine», est un homme amical, prolixe et toujours actif. Il se confie facilement et franchement. Il se voit comme chef de famille, pétri du sens des responsabilités: «Je suis un vrai latin, très protecteur, très chef de famille, je me sens responsable des miens, de leur avenir, de leur sécurité. Je travaille en fait pour les autres, ceux que j’aime et qui m’aiment.»

Dédoublement de personnalité

Pour l’homme, Hervé Fornéri, la famille est ce qui compte le plus au monde, par conséquent gagner de l’argent pour protéger et faire vivre cette famille est une nécessité. Mais pour l’artiste Dick Rivers, le plus important, c’est de monter sur scène, de se trouver en phase avec son public, de lui apporter du plaisir et de toujours lui plaire.

Heureusement, Hervé et Mister D. s’entendent plutôt bien, ils ont les mêmes valeurs d’engagements tenus, de travail bien fait, de respect des autres. L’homme et l’artiste sont d’accord pour travailler le plus longtemps possible, «jusqu’au bout, sur scène tant que je le pourrais - je suis le plus jeune des dinosaures - plaisante Dick, et si je ne peux plus, il y a encore la radio, les doublages de films, j’en ai fait pas mal et j’adore ce travail.»

Actuellement, Dick, entre deux spectacles, une sortie en famille, un méchoui et les documentaires intéressants de «France 5» tard le soir, prépare un album qui sortira au printemps.

A la fin de l’hiver, le Canada l’accueillera pour une longue tournée.

Mais juste avant, il fêtera Noël en famille, à Pompignan, comme il se doit!

 

La dernière mise à jour de cette page date du 11/02/14

Dick Rivers