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Article vu sur cyberpress.ca

Dick Rivers deux personnalités pour le succés

 

Le samedi 10 novembre 2007

 

Dick Rivers n'a pas mis les pieds sur une scéne québécoise depuis le milieu des années 90. (Jérôme Macé)

Dick Rivers n'a pas mis les pieds sur une scéne québécoise depuis le milieu des années 90.

La coiffure presque inchangée depuis Viens me faire oublier, Hervé Forneri est toujours habité par le rock. Ce Dick Rivers qui a surfé sur la musique des années 60 n'a pas fini de tourner ses succés. à preuve, il arrive à Québec pour présenter une partie de son répertoire connu en France, mais inédit ici

Même aprés ses 40 années dans le métier, le micro de celui qui a chanté la romance parle toujours d'amour. Dans sa derniére compilation et son disque éponyme parus en 2006, l'idylle trouve sa place. Puisque "c'est un sujet éternel, l'amour et la tendresse, lance Dick Rivers, au bout du fil. Comme on écrit pour moi, je choisis les chansons qui me touchent le plus. ça fait de moi un 'découvreur'de paroles privilégié".

Ceux qui ont donné les mots à l'interpréte au fil des années sont variés et nombreux. Cette fois-ci, Francis Cabrel, Mickey 3D, -M- ont poussé le crayon pour la voix du rocker. De nouveaux noms qui, pourtant, collent à son style, souligne-t-il. "-M- et moi avons beaucoup de points en commun. Je l'ai vu en concert et j'ai trouvé qu'il me ressemblait. Nous avons la même attitude d'autodérision." Il avoue d'ailleurs aimer entretenir ce portrait satirique, non pas au quotidien, mais sur scéne. "Dans certains textes, je fais mon propre éloge et ma propre critique... Au bout d'un certain temps, on en vient à s'imiter, on reprend son personnage." Pour nourrir cette image, ou pour rire de sa tronche, on ne sait trop, la compilation parue en 2006 de ses grands succés s'intitule La légende. "Bien, parfois, j'entends parler de moi ici par des fans, et je n'ai pas l'impression que c'est de moi qu'on parle. J'ai du mal à y croire, comme si cette personne était une légende."

Un personnage créé dans l'ére rockeur-crooner, qu'il ne revêt qu'une fois le pied posé sur le plancher américain. En fait, ses publics sont tellement différents que Rivers les dorlote distinctement. La France a ses chouchous, le Québec, les siens.

"Les chansons qui sont connues au Canada n'ont pas eu le même traitement en France. J'aurais tout un répertoire à faire découvrir ici."

Aussi surprenant que ça puisse paraútre, Viens me faire oublier, sa signature québécoise, n'aurait pas fait de grande houle dans l'Hexagone. "Je ne sais pas trop pourquoi, mais le résultat, c'est que j'ai un dédoublement de personnalité", lance-t-il en s'esclaffant.

Sans micro

Dick Rivers n'a pas mis les pieds sur la scéne québécoise depuis le milieu des années 90. C'est qu'entre-temps, il a frôlé diverses sphéres artistiques. Notamment en travaillant avec le cinéaste Jean-Pierre Mocky à deux reprises, pour se voir sur grand écran. Il est aussi passé sur les planches sous la direction de Jean-Baptiste Sastre dans la piéce Les paravents.

"C'est la chose la plus gonflée que j'aie faite jusqu'à maintenant. Le cinéma n'est pas difficile, sans être facile. Mais le théâtre, oh! la! la!, c'était un gros pari d'apprendre tout ce texte..."

D'ici à ce qu'il entre dans un autre personnage que le sien, Hervé compte garder celui de Dick. "Je veux revenir plus souvent au Québec. Pour présenter ce que le Québec ne connaút pas de moi, et parce que je suis bien ici. J'aime les gens et la nourriture, et le chanteur que je suis ici", conclut-il.

Patricia Sauzéde-Bilodeau

               


 

 

La derniére mise à jour de ce site date du 18/07/11

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