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Article de DAN

Dick Rivers séduit le public de la MPT de Beaucourt

 

Dick Rivers à Beaucourt

Dick Rivers à Beaucourt


Le foyer Georges Brassens était plein comme un oeuf mardi soir pour accueillir Dick Rivers : celui qui a, avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell, introduit le rock and roll en France dans les années 60, a comblé ses nombreux fans.

" Du côté des remember, ils en ont pris des flash et des coups de coeur " les spectateurs réunis chez Brassens pour l'évènement. Un public conquis par avance et prêt à s'enflammer. Il a suffi pour s'en convaincre d'écouter le choeur impressionnant reprenant des refrains éternels :  " Si t'avais connu la miss Baie des anges à moitié nue, les voitures de sport sur les avenues, tu regretterais tout ça " ou encore " Faire un pont pour de bon, lui donner ton prénom, le traverser pour t'embrasser, faire un pont pour de bon ". Des textes magnifiques qui ont depuis fait des petits. Comme dans le dernier album de Dick intitulé " L'homme sans âge " et comprenant quelques petits bijoux ciselés par Joseph d'Anvers. Dick y aborde les thèmes de l'amour, de l'amitié, de la séparation, de la solitude ou de la vieillesse. " Les bras des femmes m'ont tout donné, des heures de gloire aux vents mauvais " entonne-t-il par exemple dans un bel hommage à la gent féminine. " J'aurais du chagrin dans les veines et quelques lueurs dans ma haine " reprend-il encore pour parler des blessures de la vie, toujours difficiles à surmonter. Au rayon musical, Dick Rivers est resté fidèle à ses premières passions. Il assure tout d'abord une belle promotion à la country, loin des clichés liés au western, une " musique basée sur l'amour et le sentiment ". Et Dick apporte la plus belle des preuves avec un petit chef-d'oeuvre sur la vieillesse, l'isolement et la mort. " Il avance patiemment au rythme de son coeur, il traîne le poids des ans en attendant son heure, il est le lonesome cow-boy " chante-t-il par exemple alors qu'une musique fleurant bon les Appalaches s'est installée sur la scène du foyer. Il y a la country mais il y a toujours le rock également. Entouré par des musiciens d'exception, un Chris Spedding de réputation mondiale à la guitare entre autres, Dick Rivers enflamme toujours la scène et la salle. Les décibels pleuvent, les lumières s'entrechoquent... l'artiste, jambes écartées, gesticule comme au bon vieux temps, joue avec ses mains ou avec ses doigts. La silhouette est moins élancée bien sûr mais les attitudes, sont identiques, la passion pour cette musique aussi. Les spectateurs ont déjà oublié les regards fréquents de l'artiste sur le prompteur pendant quelques titres, ils savourent à fond leur plaisir de retrouver leur rock and roll et reprennent en se déhanchant ostensiblement un " Roule pas sur le Rivers " toujours bien ancré dans leur mémoire. Dick leur impose un retour au calme avec " La chanson des adieux ". Emus, ivres de bonheur, tous aimeraient peut-être chanter à Dick : " Mais de ton visage à mon village, y'a cette rivière qui coule toute l'année. Entre tes yeux et les miens qui pleurent, y'a ce fleuve qui s'amuse à nous séparer ". Ils aimeraient lui dire leur espoir de le voir " faire un autre pont " et revenir à Beaucourt pour prolonger le charme et le plaisir d'une rencontre qui fera date.

 

 

La derniére mise à jour de ce site date du 18/07/11

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