DICK RIVERS

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Publié le 28/11/2017 à 12:55,

Dick Rivers : "Que ce soit clair, je n'ai jamais fait du Elvis!"

Le 22/03/2018

Tout en noir, du chapeau aux santiags, cigarette électronique en guise de Marlboro, Dick Rivers tel qu’en lui-même déboule dans les couloirs vitrés de sa maison de disques. On y célèbre les 55 ans de sa carrière par un triple CD et le vinyle assorti. Autre nouveauté pour ce Niçois de Paris et Tarn-et-Garonnais d'adoption : il démarre la tournée "Age tendre". Il est 15 heures à sa montre Mickey...

55 ans de carrière, cela ne vous donne pas le vertige ?

Non, j’ai l’impression que c’était hier, et encore si on rajoute la période des Chats Sauvages [avec les frères Roboly], ça fait encore plus longtemps: mon premier 45 tours est sorti le jour de mes 15 ans le 24 avril 1961, ça fait donc 56 ans. Finalement, je n’ai pas eu de jeunesse, je suis passé directement du vélo à la Cadillac.

Comment pouvait-on sortir un disque à 15 ans en 1961?

Parce qu’on a osé, c’est tout. On aimait tous la même musique, moi j’ai fait un pas de plus vers le public et la création. C’était de l’amateurisme total, mais on osait aller sur scène, on osait auditionner. Prenez "The Voice" ou les autres émissions, c’est le même principe.

Mais il fallait durer!

Peut-être parce que je ne suis pas dénué d’un certain talent et d’une certaine personnalité, mais je me sens un éternel débutant... J’ai enregistré plus de 700 chansons dans ma vie, et à chaque édition, on me dit que la qualité des enregistrements est constante, même s’il y a des titres qui ont plus vieilli que d’autres.

Parce que vous aviez de bons musiciens?

Oui, y compris les Chats Sauvages, qui pour l’époque étaient certainement ceux qui jouaient le mieux. Ne me demandez pas ce qu’ils sont devenus, je ne les ai pas quittés en très bons termes.

Jean-Marie Périer se souvient qu’avec Johnny et Eddy, vous êtes celui qui lui a fait découvrir le rock.

il est gentil, là! Découvrir non, mais je suis certainement l’une de ses premières photos. Ça devait être vers septembre 1962, ils avaient déjà les moyens avec Daniel Filipacchi parce qu’il m’avait emmené chez Old England pour m’acheter une belle chemise à carreaux et il avait fait un superbe portrait dans Salut les Copains avec ce titre:«Adieu les chats!»

Vous avez repris «C’est extra», de Léo Ferré, étonnant non ?

Pourquoi pas! Léo était très large d’esprit, il était de Monaco et moi de Nice, ça nous rapprochait. Nous les jeunes, on faisait du rock, mais on aimait aussi les anciens, Brassens, surtout, notre grand homme. Ses chansons anarchistes étaient interdites à la radio, on ne pouvait même pas les acheter avant d'avoir seize ans.

Vous a-t-on snobé d’avoir «fait du Elvis» en France?

Que ce soit clair, je n’ai jamais fait du Elvis. Si le rock était une religion, Elvis serait Jésus. Il est vrai que je me suis inspiré d’Elvis dans la gestuelle du peu que j’en avais vu, mais pas par la voix, je n’avais même pas encore mué. Aujourd’hui, à 71 ans, avec ma voix de ténor baryton, je pourrais éventuellement m’en approcher. Par contre, il nous a tous inspirés, moi comme Johnny Hallyday, Peter Kraus en Allemagne, Little Tony et Adriano Celentano en Italie, Cliff Richard en Angleterre, même Fats Domino qui nous a quittés récemment avait une admiration incroyable pour Elvis. Et ce en quoi il m’a influencé, c’est qu’en essayant de mal le copier, j’ai trouvé ma personnalité.

Pourquoi n’êtiez-vous pas dans «Les Vieilles Canailles»?

Parce que je n’en suis pas une! Les Vieilles Canailles, c’est l’association de trois copains d’une même bande qu’étaient Claude Moine, futur Eddy Mitchell, Jean-Philippe Smet futur Johnny Hallyday et Jacques Dutronc, futur Jacques Dutronc que d’ailleurs j’avais auditionné pour être mon guitariste. Moi j’étais le provincial de Nice, avec l’amour de la même musique, mais je n’ai pas fait mes armes au Golf Drouot. Eux, c’était la bande de la Trinité, moi j’étais de la bande de la Garibaldi à Nice! Voilà pour les Vieilles Canailles, mais s’il y avait eu une tournée «Pionniers du rock français», là j’aurais gueulé de ne pas en être.

Tout le pays s’inquiète de l'état de Johnny...

Oui, et il ne faut pas l’enterrer si vite. J’ai confiance parce que Johnny est un surhomme qui s’est déjà sorti de tant de difficultés.

Etes-vous amis?

Comme je vous l’ai dit, on n’était pas proches , mais ce qui nous lie, c’est la longévité et tout ce qui nous a fait rêver quand on était gosse. Et on a fait quelques trucs ensemble, en 68 on enregistrait dans les mêmes studios à Londres, il y avait une fille au bar de l’hôtel qu’on n’a même pas reconnue, c’était Janis Joplin!

Prêt à démarrer la tournée «Age tendre la tournée des idoles» le mois prochain?

C’est la première fois que j’y participe parce que Christophe Dechavanne qui a repris la tournée m’a invité, je suis content d’y être avec Nicole [Nicoletta] que j’aime beaucoup et Annie, ex Stone, fille fantastique. On démarre pour 31 dates, je vais faire une intro et quelques incontournables, «Nice baie des anges», «Maman n’aime pas ma musique» et on ira twister à Saint-Tropez.

 

"Dick Rivers 5/5", triple CD Warner Music et album vinyl.

Dans la tournée "Âge tendre, la tournée des idoles", le 22 mars 2018 au Zénith de Toulouse.

 
 
 

                                                                                                                       

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