DICK RIVERS

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Réédition de DICK RIVERS STORY

                  
 Disponible sur Amazon
 

                                                                                           Disponible dès le 25 novembre : (ici)

 Réédition (Warner Music) de l’album « Dick Rivers Story » paru en 1968. Disponible en CD, vinyle et versions digitales.
Automne 1967. Le Summer of love expire son dernier souffle tandis qu’un nouveau son venu du deep South américain fait vibrer les ondes des deux côtés de l’Atlantique. « La soul commençait à passer à la radio, surtout celle de Stax avec Otis Redding, Wilson Pickett, Aretha Franklin, mais aussi James Brown et Stevie Wonder. On était tous fous de ça », se souvient Dick Rivers, qui choisira de se rendre aux mythiques studios de Muscle Shoals, le temple de la soul sudiste situé au coeur de l’Alabama, pour enregistrer son nouvel album. « J’avais choisi Muscle Shoals pour le côté rhythm’n’blues et l’intérêt du studio et des musiciens locaux, mais je n’avais pas d’idée précise de chansons. Je suis presque parti aux États-Unis les mains dans les poches, mais en chemin, je me suis arrêté à New York, où j’ai séjourné chez mon ami Mort Schuman ». Sur place, le pourvoyeur de mélodies pour Elvis Presley, Andy Williams et les Drifters présente à Dick Rivers un jeune songwriter canadien encore inconnu du grand public. « Neil Diamond était une vedette locale, il jouait dans les clubs et il avait son propre label, Bang Records. Je lui ai expliqué que j’allais à Muscle Shoals et il m’a donné deux chansons : « Girl You’ll Be a Woman Soon », qu’il venait d’enregistrer et qui allait devenir « Viens tout connaître » en français, et « Solitary Man », qui allait devenir « Personne ne m’aime ». »

Quelques jours plus tard, Dick Rivers débarque à Muscle Shoals et son fameux studio situé au 104 East de la Second Street. « Quin Ivy, le propriétaire du studio, m’avait prévenu que je ne devais pas m’attendre au luxe des studios européens. Muscle Shoals ressemblait un peu aux studios Sun de Memphis. Vu de la rue, ça ressemblait à la devanture d’un magasin. Tu rentrais et il y avait une secrétaire. Passé la secrétaire, tu poussais une porte et c’était le studio, avec la cabine au fond et plein d’instruments fixes. » Une « cabane de luxe » où l’attend un aréopage de sessionmen stellaires ayant déjà oeuvré sur les albums d’Aretha Franklin, Otis Redding et les meilleures productions de la soul sudiste : Roger Hawkins à la batterie, David Hood, le co-patron du studio, à la basse, Lyndon « Spooner » Oldham aux claviers, Eddie Hinton et Marlin Green à la guitare, Gene « Bowlegs » Miller à la trompette et Floyd Newman au saxophone baryton. « L’ambiance à Muscle Shoals était très familiale et j’ai eu la chance de pouvoir enregistrer avec des musiciens extraordinaires. Ils se partageaient tout le boulot entre Muscle Shoals et Memphis, ils avaient joué sur les disques de tous ces artistes qui nous faisaient rêver. Leurs noms sont écrits sur la pochette car je me suis battu corps et âme pour qu’ils y figurent. ».

À Muscle Shoals, Dick Rivers, toujours en quête de nouvelles chansons, fait également la connaissance de Percy Sledge, l’auteur de l’éternel « When a Man Loves et Woman », qui lui confie la ballade « Out of the Left Field », transposé en « Je suis triste » sur la deuxième face d’un album qui sera complété en janvier 1968 aux studios Olympic de Londres. « Mya Simille a écrit des paroles, dont celles de « Je suis triste », en hommage à Guy Magenta, un des premiers compositeurs rock français qui avait écrit plein de chansons pour moi et pour Eddy Mitchell, entre autres. Parmi les chansons, il y avait aussi « Le Charlatan » d’Eric Charden, qui écrivait beaucoup et avait déjà eu du succès avec « Le monde est gris, le monde est bleu ». » La blue-eyed soul symphonique de « Madame », les cordes en cinémascope de « Marylène », de « L’enfant et la guitare » et les dynamiques couleur Stax de « J’en ai assez » et d’« À quoi bon m’aimer » complètent un spectaculaire cru aux tons Spectoriens ponctué par les virgules orchestrales de Paul Piot.

The Dick Rivers Story, au titre inspiré par la bande-dessinée pop-art de Jean-Claude Trambouze glissée dans la pochette, sort au printemps 1968 et remporte un franc succès. Mais son auteur est déjà ailleurs : « C’étaient les prémices de mai 68. Nous les rockeurs, Johnny, Eddy et les autres, on était complètement has-been. Deux guitares, une basse et une batterie ça ne me suffisait plus. Mes références, c’étaient les des Moody Blues avec Days of the Future Past et A Tramp Shining de Richard Harris avec Jimmy Webb aux arrangements, ce qu’on appelait des albums-concepts et qui allait donner L’interrogation », conclue Dick Rivers en évoquant son opéra-rock existentiel paru quelques mois plus tard. Un autre projet, une autre aventure, une autre Dick Rivers Story…

 
 
 
 

                                                                                                                       

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