DICK RIVERS

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Dick Rivers: « J’ai toujours été avant-gardiste » 

Programmé le 21 octobre au festival Rock your brain, le chanteur Dick Rivers, icône du rock’n’roll, se livre.

Au menu : tournée « âge tendre », secret de longévité et collaboration avec Julien Doré.

Le chanteur Dick Rivers, âgé de 73 ans, c’est plus de cinquante-cinq ans de carrière, 33 albums studio et un premier disque sorti le jour de ses 15 ans. Contacté par téléphone alors qu’il est sur la route pour donner un concert, il revient sur son incroyable carrière dans le rock’n’roll.

Dick Rivers, en début d’année, vous avez participé à la tournée Âge tendre aux côtés de Sheila, Nicoletta, Dave, etc. Et le 21 octobre, vous partagerez la scène avec Trust, Popa Chubby… Dans quelle affiche pensez-vous être le plus à votre place ?

Je vais vous faire une réponse de Normand, mais les deux, vraiment. Cela n’a rien à voir, et on ne peut pas comparer Âge tendre et le Rock your brain. J’aime beaucoup Popa Chubby et je connais Trust depuis la nuit de temps, mais j’adore aussi Dave, et Nicoletta est une « vieille » copine.

Pourtant, vous avez hésité à participer à cette tournée Âge tendre…

J’ai mis onze ans à accepter. Difficile de faire mieux. La raison ? Je n’aime pas la nostalgie. Ou alors, quand on le fait au deuxième degré, sous forme de clin d’œil. Car ce qui est passé est passé. Ce qui compte, pour moi, c’est aujourd’hui et demain.

Quand vous avez commencé à écouter du rock, c’était une musique de « rebelle ». Maintenant, le rock est devenu grand public. Comment avez-vous vécu cette évolution ?

J’ai trouvé ça normal. C’était ma musique, et j’ai été bercé par le rock’n’roll américain. Mais j’étais content quand ça s’est normalisé, quand nous n’étions plus considérés comme des « petits voyous ». Car au début des années soixante, quand on partageait la scène avec des artistes comme Dario Moreno, on sentait que le public était divisé. Et cela se terminait parfois en bagarre.

Pensez-vous que votre carrière aurait été différente si vous étiez resté avec les Chats sauvages ?

Il n’y en aurait plus. L’évolution musicale du groupe ne me plaisait pas. Moi, je voulais essayer d’autres choses, comme des chansons avec du violon. En fait, je n’étais pas fait pour un groupe comme ça.

Quel est le secret de la longévité de votre carrière ?

Il ne faut jamais se prendre au sérieux, et toujours remettre le couvert. Chaque fois que je fais un nouveau disque, j’ai l’impression que c’est le premier.

Votre dernier album, « Rivers », date de 2014. Y a-t-il un nouveau disque en projet ?

Je suis un véritable interprète. Et ma chance, c’est de puiser dans le génie des autres. S’il y a une étincelle qui se fait et qu’il y a une envie de collaborer, cela peut déboucher sur un album. Je me nourris de ces rencontres avec d’autres musiciens. Mais là, dernièrement, il n’y a pas eu cette étincelle.

Outre la composition de titres, c’est important pour vous de collaborer avec des musiciens d’autres générations ?

Très important. J’ai toujours été avant-gardiste. En 1968, j’ai travaillé avec Gérard Manset, alors qu’il était « hors-la-loi ». J’ai aussi collaboré avec Alain Bashung, Benjamin Biolay, Joseph d’Anvers, etc. Ils m’apportent énormément. Je ne me complais pas avec des gens de ma génération.

Votre dernière « nouveauté », c’est cette reprise du tube de Rose Laurens, « Africa », avec Julien Doré. Pouvez-vous nous raconter la genèse de cette collaboration ?

Cela fait plusieurs années que je connais Julien. Lorsqu’il préparait son passage à l’émission Taratata, il m’a contacté et m’a dit : « Ça te dirait qu’on reprenne la chanson Africa ? » J’ai dit oui. On a ensuite enregistré le titre, et tourné un clip à Pacy-sur-Eure, en Normandie.

Dans une interview en 2016, vous disiez : « Au nord d’une ligne La Rochelle-Lyon-Genève, le public est magnifique. Au sud, c’est moins bon ». Vous êtes content de venir en Alsace ?

J’adore cette région, j’y ai beaucoup d’amis. Et, surtout, j’ai un message à faire passer aux organisateurs : j’adorerais tester la choucroute nouvelle. Pas spécialement en manger une avant de monter sur scène, mais en ramener sur Paris.

VOIR Dick Rivers se produira de 16 h 45 à 18 h sur la scène des Tanzmatten dimanche 21 octobre. Tarif : 33 € la journée. SURFER Toute la programmation du festival sur www.zone51.net

 

                                                                                                                       

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