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Article parue dans leparisien.fr

Dick Rivers en colére

 

SOCIAL.

Dick Rivers en colère

La mixité sociale de Simplon (XVIIIe ) est menacée, tempête l’ancien leader des Chats sauvages, qui vient de lancer une pétition pour défendre son quartier.

Benoît Hasse | 29.09.2008, 07h00

 

« Quand j’ai acheté ici, il y a vingt ans, c’était un quartier populaire très agréable. Aujourd’hui, ça devient un ghetto ! » Dick Rivers est un rockeur tranquille mais un riverain en colère. Avec sa femme, Babette, et quelques voisins de la rue Championnet (XVIII e ) ,l’ex-leader des Chats sauvages s’est lancé dans la pétition.

Multiplication des poches de pauvreté, disparition des commerces, nuisances et trafics autour des bars… Les riverains dénoncent la dégradation du quartier Amiraux-Simplon qui s’étend de la porte de Clignancourt à la rue des Poissonniers. Paradoxalement, c’est une (énième) réhabilitation dans ce secteur classé en « politique de la ville » qui a ravivé leur colère.

Au 46 et au 60 de la rue Championnet, la Siemp (la société d’économie mixte chargée de résorber l’insalubrité) a racheté deux immeubles « fatigués » pour en faire des maisons-relais. Elles hébergeront temporairement des personnes en situation de très grande précarité. Le projet de trop pour les voisins. « Bien sûr, il faut des établissements de ce genre. Mais pas juste en face d’un hôtel meublé, dans un quartier qui en compte déjà une dizaine. Et pas en virant des gens qui étaient intégrés pour les remplacer par une population à problèmes », s’indigne Babette Rivers.

Réunion publique ce soir

Des réactions de « nantis » gênés par le voisinage social ? Dick Rivers s’en défend avec vigueur. « Si c’était ça, j’habiterais depuis longtemps dans le XVI e ou sur la butte Montmartre. J’adorais le quartier Simplon à l’époque où il était populaire et mélangé. Mais je trouve que ce que la mairie y fait est dramatique », insiste-t-il en énumérant les petits commerces qui ont peu à peu fermé pour laisser place à des « bistrots à poivrots ». « Il faudrait une vraie mixité. Elle a presque disparu. »

A la mairie du XVIII e , on ne conteste pas le diagnostic (d’ailleurs établi dans un rapport réalisé fin 2007). Mais on relativise l’impact des futures maisons-relais. « Ce sera une petite structure, 35 logements répartis sur deux sites. Elle ne remet pas en cause notre politique de reconquête du quartier », indique-t-on au cabinet de Daniel Vaillant.

Une réunion sera organisée ce soir à la mairie d’arrondissement pour le rappeler aux initiateurs de la pétition. Le plus « people » d’entre eux, lui, aura droit à une rencontre ultérieure en plus « haut lieu ».

« Je viens enfin d’obtenir le rendez-vous avec Delanoë que je demandais depuis des mois, confirme Dick Rivers. Je le verrai mi-novembre. J’aurai pas mal de choses à lui dire… »

 

Le Parisien

 

 

La derniére mise à jour de ce site date du 18/07/11

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