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Dick Rivers aux Francophonie

Le mercredi 09 juillet 2008

 

Retour vers le passé avec The Ventures

The Ventures ont fait souffler un vent des années 60. (Le Soleil, Patrice Laroche)

The Ventures ont fait souffler un vent des années 60.
Le Soleil, Patrice Laroche

 

Nicolas Houle

Le Soleil

Québec

Le Pigeonnier du parc de la Francophonie avait les allures d’une machine à voyager dans le temps, hier. The Ventures, qui ont écrit l’une des pages de l’histoire du rock américain, ont pris la scène d’assaut, suivis par l’un des premiers à défendre le genre de l’autre côté de l’Atlantique, Dick Rivers.

Les festivaliers qui souhaitent faire vibrer leur fibre nostalgique ont été bien servis par Les Ventures. Le quatuor, mené par le guitariste-fondateur Don Wilson et le soliste de six cordes qui l’a joint en 1960, Nokie Edwards, s’est fait un honneur de rendre son matériel tel qu’il était lors de sa conception. Guitares nasillardes et réverbération d’époque étaient au menu autant que les cascades de notes répétées, propres au surf rock. C’était bien rendu, mais ça manquait quelque peu de fraîcheur. Les projections bancales, où les titres des pièces jouées apparaissaient aux côtés de pochettes rétro consolidaient le caractère suranné de certaines pièces... Pour secouer véritablement la foule, assise, il aura fallu attendre la fin du spectacle, avec la reprise d’Hawaii Five-0 et, surtout, l’excellente Wipe-Out.

L’ami Dick

Autant The Ventures étaient restés encapsulés dans le temps, autant Dick Rivers, lui, a préféré opter pour une mise à jour de son répertoire. Entouré d’un band «canadien» de jeunes loups, le Français qui a fait sa première halte à Québec en 1965 y est allé d’un tour de chant convaincant. Ses vieux hits, comme C’est pas sérieux, ont eu droit à un sérieux lifting, devenus plus musclés qu’à l’origine. Certes, on pouvait encore s’interroger sur la pertinence d’adapter une Proud Mary en Roule pas sur le Rivers ou encore Always on My Mind en T’avoir perdue, surtout que le country lui réussit moins bien que le rock, mais les interprétations étaient tellement solides qu’elles faisaient passer ces segments plus faibles. En effet, les musiciens du Dick étaient en feu et avaient la latitude voulue pour se faire valoir, que ce soit au saxophone — débridé à souhait — ou à la guitare. Quant au Dick lui-même, il était tel qu’il devait être, qu’il s’agisse de sa voix de rocker, de son vibrato de crooner, de son veston de cuir, de ses postures étudiées ou encore de ses cheveux noirs où aucune mèche grisonnante n’avait droit de cité. Le public a été ravi. Et il avait raison.

J’irai voir...

Une soirée québécoise en trois temps, au parc de la Francophonie. D’abord le rock émergent de Bonjour Brumaire (19h30), puis le rap de Gatineau (20h30) et, enfin, la pop rock toujours pertinente de Dumas (21h45).

J’irais voir

Cyro Baptista & Beat the Donkey à 21h30, à la place D’Youville. Le percussionniste d’origine brésilienne a mis sur pied une fascinante troupe multidisciplinaire, dont les spectacles ont l’habitude d’être éclatés et déjantés.

 

 

La derniére mise à jour de ce site date du 18/07/11

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