CONCERT.

Dick Rivers sera dimanche sur la scène du centre culturel Guy-Gambu.

Entouré de ses sept musiciens, il interprétera ses derniers titres et ses éternels succès.

 

« On a besoin d'être aimé », avoue Dick Rivers (photo Yann Orhan)

 

Dick Rivers s'arrête à Saint-Marcel, dimanche, dans le cadre de sa tournée. Interview de l'indémodable rockeur.


« Je suis une sorte d'acteur de la musique »


Connaissez-vous la Normandie ?


Dick Rivers : « J'y ai beaucoup d'amis, notamment à Fécamp, au Havre et à Rouen dont Bruno Putzulu. J'adore la Normandie ! »

Que va-t-on entendre à Saint-Marcel dimanche ?


D. R. : « Un peu de tout ! Il y aura des chansons de mon dernier album, Mister D, et de mes précédents. Notamment ceux réalisés avec Mathieu Chedid, Mickey 3d ou Benjamin Biolay. Je vais aussi interpréter certaines de mes anciennes chansons. Le spectacle devrait durer environ deux heures, mais c'est le public qui fait le concert.
Lorsque l'on arrive dans une salle réceptive, automatiquement, on est content ! On a besoin d'être aimé, surtout les artistes ! On fait tous ce métier pour plaire ! »

Avec qui aimeriez-vous travailler


D. R. : « Je ne suis qu'un interprète. J'ai la chance de rencontrer et d'être entouré de personnes qui ont des idées et me proposent des choses. J'ai toujours besoin de sang neuf et de gens qui m'apportent leurs idées. C'est ma fontaine de jouvence ! »

Etes-vous nostalgique de vos débuts ?


D. R. : « Pas du tout ! Ce qui m'intéresse, c'est aujourd'hui et demain. Je n'ai d'ailleurs jamais suivi la mode, c'est la mode qui m'a suivi. Quand je fais un album au départ, c'est pour moi, en espérant bien sûr qu'il plaise au public. Ce n'est pas égoïste, c'est artistique. Je suis une sorte d'acteur de la musique. »

Vous avez commencé à l'âge de 15 ans avec le groupe les Chats sauvages. Vous avez continué votre carrière en solo...


D. R. : « Avec mes musiciens, sur scène, nous sommes comme un groupe. J'ai toujours été comme ça, justement parce que je suis né dans un groupe. Ma plus grande fierté est d'avoir toujours été accompagné sur scène par ce qu'il y a de mieux dans le monde ! »

Quelles chansons auriez-vous aimé interpréter ?


D. R. : « Des tonnes ! J'aime beaucoup C'est écrit de Francis Cabrel ou La Nuit, je mens, d'Alain (Bashung Ndlr). Mon travail justement, est d'apporter quelque chose à une chanson que le public n'attend pas forcément. Ce que je veux, c'est plaire. On doit faire rêver les gens. »

Quelle musique écoutez-vous ?


D. R. : « C'est large, de Pavarotti à Pearl Jam en passant par Bashung ou la country. Je n'ai pas de chapelle. »
 

 

 

Dick Rivers à Saint-Marcel : "Le rock and roll est mort quand le King est mort"

Dick Rivers chante et sort des albums depuis plus de 50 ans. D’abord avec les Chats Sauvages, puis en solo. Il sera dimanche à Saint-Marcel avec son dernier spectacle Mister D.

Publication : 25/01/2013 à 08:30

 

Dick Rivers


 

 

Après plus de cinquante ans, le plaisir de la scène est-il toujours intact pour vous ?


C’est pour moi une éternelle source de jouvence. Je suis né sur scène ! Ma dernière tournée Mister D, j’y ai pris toujours le même plaisir, plus de plaisir que jamais. Pour moi, partager la musique avec le public c’est le meilleur moment pour un chanteur. Si cela ne me procurait plus de plaisir j’arrêterais.


Pourquoi avoir pris un pseudo américain au début de votre carrière ?


A cette époque-là on ne pouvait pas imaginer chanter cette musique avec un nom français ! C’était logique, ça coulait de source. Nos maîtres à penser étaient américains. Notre rêve aurait été de chanter en anglais. La langue anglaise pour ce genre de musique est plus musicale. Je pense que la richesse de la musique rock française est de chanter en français. Par contre le classique rock and roll c’est mieux en anglais.


A vos débuts le rêve américain c’était le but à atteindre ?


Ma génération a été bercée par le rêve américain avec une Amérique qui n’a plus rien à voir avec l’Amérique de maintenant. C’était un phénomène social. Tout était révolutionnaire pour nous dans notre tête d’ado. C’était le pays de Cocagne, un peu des demi-Dieux. Je n’ai plus de rêve américain depuis longtemps. C’était une époque où il n’y avait pas de chômage avec le bac on avait toujours un boulot. 90% des films que l’on voyait étaient des films Américains. On était biberonné par le rêve Américain.


Vous devriez sortir un nouvel album fin 2013. Le rock and roll y sera toujours présent ?


Le rock and roll est mort quand le King est mort. Il y a 50 à 60 classiques du rock and roll. Aujourd’hui, tout est rock and roll. Il a évolué comme la vie évolue. C’est une attitude, une façon de chanter, de proposer la musique. Mes racines sont rock. La musique est quelque chose de très progressif. Je me suis toujours considéré comme un éternel débutant. Je pense que c’est le secret de ma longévité.


Pour vous c’était mieux avant ?


C’était différent. Je déteste la nostalgie. Je ne suis pas passéiste, mais je suis très conscient des gens merveilleux que j’ai rencontrés. Je suis quelqu’un de très curieux j’adore les gens.
 

Votre public est-il le même qu’à vos débuts ?


Ceux qui venaient au début me suivent encore, mais il y a en général deux générations et demie qui viennent me voir.


Irez-vous à la rencontre de votre public par le biais de la traditionnelle séance de dédicaces ?


Bien sûr, nous les artistes sommes très nombrilistes et en permanence à la recherche du Graal. Etre aimé au sens figuré est important. Chaque album c’est une créativité différente, une sorte de carte de visite. On monte sur scène avec des chansons remises au goût du jour. J’ai une très bonne équipe.

Dick Rivers, dimanche 27 janvier au centre culturel Guy Gamby à 18 heures. Tarifs : de 33 à 37 euros.

 

 

 

La dernière mise à jour de cette page date du 11/02/14

Dick Rivers