DICK RIVERS

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Dick Rivers, le plus américain des Niçois
au Hard Rock café

Le rockeur qui donne un concert ce soir au théâtre Lino-Ventura, a offert un ceinturon en cuir avec une grosse boucle dorée. Il a été accueilli, hier soir, par une quarantaine de fans

Des drôles de klaxons. Pas très « frenchy ». Et des sirènes façon police américaine retentissent sur la Prom'. Quatre Harleys déboulent, drapeau US au vent. Derrière, une hotrod, noire pimpante, se gare devant le Hard rock café. Dick Rivers déplie sa silhouette noire. Banane impeccable. Bagues en or... et baskets beiges.

Une quarantaine de fans, des purs et durs, sont là, les sacs remplis de photos, de disques, de souvenirs du plus américain des Niçois.

Accro depuis des lustres

Sylvain Clavié est accro depuis 1961. « Depuis les chats sauvages », dit-il, en faisant la queue pour approcher son idole. « Dick, c'est Elvis en France», affirme-t-il avant de faire la causette avec Patrick Barcelona. « Moi, j'ai mis le drapeau niçois sur la tombe d'Elvis », confie Patrick, photo à l'appui. Les deux admirateurs d'Hervé Forneri, ce fils d'un boucher de Garibaldi, rivalisent de souvenirs. Se chambrent gentiment. Mais d'accord sur un fait : « Dick Rivers, c'est pas Johnny ». Comprendre... c'est mieux ! « C'est comme le King. »

Christian est venu du Pas-de-Calais pour assister au concert. A ses côtés, Billy, chanteur de rock à Nancy ! Deux potes de Rick Gallant, la vedette du groupe Lone Redneck, la première partie du concert. Rick Gallant est aussi un dingue absolu de Dick Rivers : « Je suis allé à tous ses concerts, même celui avec Cabrel en 1990. Je suis tombé dans le rock j'avais 12 ans ». Même son nom de scène est un hommage. « Ça vient du nom d'un détective privé dans le roman de Dick Rivers, Complot à Memphis, il s'appelait Ray Gallant, j'ai pris Rick Gallant parce que je m'appelle Eric».

Enfoncé dans un confortable canapé en cuir, Dick Rivers poursuit la séance de dédicaces au chaud. Cocktail de fruits en mains. Les baffles du restaurant, qui a ouvert ses portes il y a 5 ans, crachent du... Dick Rivers. Emmanuel le manager est comme un gosse. « On attendait ça depuis longtemps. J'ai été baigné dans votre musique, comme mes parents. Quand je leur ai annoncé que vous veniez ils ne le croyaient pas», commente le boss des lieux. Qui trépigne : « Vous allez faire partie du Hard rock café». « Une évidence pour nous, il manquait une pièce, celle d'un Niçois incontournable et c'était vous », renchérit Anthony le directeur marketing. Erreur réparée. À côté des objets de Michael Jackson ou encore U2, trônera désormais un ceinturon en cuir noir du rockeur niçois. « Je l'ai souvent porté sur scène, dans plein d'endroits, cette ceinture a été faite pour moi il y a très longtemps», commente Dick Rivers, alors que les fans s'impatientent de pouvoir l'approcher.

Et ce soir, le concert aura une saveur particulière pour lui . « Une émotion », confie-t-il, mais pas de réelle nostalgie pour celui qui habite désormais à Paris et qui n'était plus revenu chanter dans sa ville depuis « oh, je ne compte plus »...

Nice pour lui, c'est toujours « le boulevard Risso et le Paillon où les bonnes femmes lavaient le linge». Mais aussi l'aéroport qu'il aimait tant et « qui a bien changé». « On descendait de l'avion et on marchait au milieu des palmiers , ça sentait Nice».

Nice, c'est encore « la Boîte à musique où j'allais avec mes potes sur l'avenue de la Victoire que vous appelez maintenant Jean-Médecin. Et le cinéma américain Edouard 7 où on mangeait des pop-corn et des hot-dogs ».

De la nostalgie et quelques habitudes. « Je vais me faire livrer des raviolis de chez Quirino

                                                                                                                       

Exalead