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http://blogs.lesinrocks.com/cestvousquiledites/2011/11/27/dick-rivers-lune-des-dernieres-legendes-vivantes-du-rock-’n’-roll/

Dick Rivers, l’une des dernières légendes vivantes du rock ’n’ roll

27/11/2011
 

dick rivers courrier

 

J’ai beaucoup apprécié l’article d’Isabelle Foucrier sur les goûts culinaires de Dick Rivers, aficionados de la cuisine thaï et Tex-Mex. Mais au moment où l’ex leader des mythiques Chats Sauvages fête ses 50 ans de bons et loyaux services à la bonne musique qui gravite autour du rock ’n’ roll, avec la sortie conjointe d’un superbe album Mister D et d’un livre d’entretiens signé Sam Bernett, ainsi qu’une grande tournée hexagonale dont un concert mémorable et explosif au Casino de Paris, qui porte encore les stigmates d’un ras de marée de feeling et d’authenticité, j’aurai préféré de la part des Inrockuptibles, un papier sur l’œuvre et l’actualité musicale débordante de Dick.

Son dernier album concocté par le flamboyant Oli le Baron, celui d’Ici Paris, Aubert, Sylvain Sylvain des New York Dolls ou encore Jad Wio, est un must qui renferme de purs joyaux de rock ’n’ roll, de blues et de ballades country, sur des textes magnifiques signés Jean Fauque (acolyte de Bashung), le Baron ou encore Joseph d’Anvers. Indubitablement, Dick Rivers en s’acoquinant avec Oli le Baron, entame un net retour aux sources et aux fondamentaux du rock, qui lui avait certainement fait cruellement défaut ces derniers temps. Accompagné par un groupe de desperados hargneux et intransigeants tels que l’excellent Junior Rodriguez à la batterie, Mickey Blow à l’harmonica, celui qui croisa la route de Johnny Thunders, des Stunners, de Little Bob Story ou encore de Daniel Darc, sans oublier le héros d’Austin Texas en la personne de Charlie Sexton en guest star, et bien entendu des guitares subtiles du Baron, la voix hors du commun du parrain de Montmartre et des faubourgs du 18ème arrondissement, semble se bonifier avec le temps, tel un grand cru classé.

Pour preuve, je vous conseille vivement l’écoute de Johnny. Ce titre n’a rien à voir avec le cobaye du docteur Delajoux, ni avec le regretté Johnny Cash, mais il s’agit d’un blues fantastique, dans la plus pure tradition du blues du delta du Mississippi, down home, poisseux, gras, au chant véhément et incantatoire de Dick à tomber par terre. Dick se la joue Robert Johnson et nous refait son Crossroads. Hélas, en 50 ans de carrière, Dick n’a pas toujours eu la part du gâteau qu’il aurait mérité au regard de son intégrité et de son immense talent. Il n’a jamais eu la reconnaissance médiatique de ses deux collègues de la sempiternelle trilogie du french rock. Copieusement ignoré par Drucker, brocardé par Ruquier, il n’est vraiment pas le roi du tube cathodique Dick ! Et pourtant, malgré cette omerta injustifiée des dinosaures du gluant showbiz, Dick demeure l’une des dernières légendes vivantes du rock ’n’ roll. Roule pas sur le Rivers !

Serge Sciboz

 

 

 

La derniére mise à jour de ce site date du 30/11/11

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