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Dick Rivers : L'interrogatoire

             13 septembre 2007

            Dick Rivers: Bien dans ses bottes
      
Francis Hébert 
 

Dick Rivers effectue un grand retour avec une compil de ses succés des années 60, un DVD de son concert au Capitole de Québec (1994) avec en bonus un documentaire sur l'enregistrement du superbe album éponyme de 2006, qu'on remet sur le marché par la même occasion. En plus, il sera en spectacle au Québec en novembre. Le chanteur est le premier a subir le tout nouvel Interrogatoire du Voir.

La scéne se déroule dans un chic hôtel montréalais, dans une ambiance feutrée et détendue, avec un artiste généreux et alerte.

Voir: Quelles sont vos obsessions du moment?

Dick Rivers: Manger un smoked meat de chez Schwartz's; donner de bons spectacles au Québec quand je vais revenir en novembre; et quels musiciens je vais prendre.

Voir: Qu'est-ce qui vous distingue des autres?

DR: Ma personnalité, ma voix, mon physique - qu'on aime ou qu'on n'aime pas, hein. Je pense que je suis différent des autres et c'est pour ça que ça fait si longtemps que ça dure.

Voir: Jugez-vous votre sort enviable?

DR: Ah, bien sûr! Je n'ai pas le droit de me plaindre! Je peux mieux faire, toujours. Moi, je suis un éternel débutant; chaque disque, c'est comme si c'était le premier. Je suis un perpétuel insatisfait, mais en général, ça va, les gens sont trés gentils et respectueux avec moi. J'ai l'habitude d'être en contact direct avec les gens, sans intermédiaire. J'ai appris ma vie à l'envers: à 15 ans, j'étais déjà Disque d'or. J'étais un petit con, je trouvais ça normal. Je n'ai pas eu d'adolescence, c'est pour ça que je suis éternellement jeune (rires)...

Voir: Nommez trois artistes que vous aimez.

DR: Il y en a trop! Johnny Cash, Willie Nelson, Elvis Presley... Sans Elvis, on ne serait pas là. Il y a peut-être mieux que lui... Ce n'est pas lui qui a inventé le rock'n'roll, mais c'est lui qui l'a fait connaútre. Il m'a donné la vie professionnellement. Dans les Français, ceux que j'aime, bien sûr, je vais citer les gens qui sont sur mon dernier album, sinon je ne les aurais pas chantés (Mickaël Furnon, Biolay, Miro, Boogaerts, Cabrel, M, etc.).

Voir: Que dirait votre épitaphe?

DR: J'ai une chanson sur l'album Amoureux de vous (2001), et ça a failli être la pochette du disque: 'Peut-être le plus heureux du monde'.

Voir: Qu'est-ce qui vous fait encore peur?

DR: L'extrémisme des religions. Les guerres, ce qu'elles peuvent engendrer. D'un point de vue plus personnel, j'ai peur de l'avion. C'est peut-être pour ça que je ne viens pas plus souvent au Québec. Mais ça va beaucoup mieux maintenant.

Voir: Oú étiez-vous il y a dix ans?

DR: J'étais à Austin, au Texas, en train de préparer l'album Vivre comme ça. Une ville que j'adore. J'y étais resté à peu prés un mois.

Voir: Même pour un million, je ne...?

DR: (à sa copine qui murmure derriére: 'Je sais, moi'...) Aide-moi! En France, il y a une tournée de vieux cons nostalgiques (âge tendre et têtes de bois). Tous les vieux chanteurs des sixties, et ça marche! C'est bourré à craquer! On m'a offert un pont d'or, mais j'ai dit non. Je n'aime pas la nostalgie. Si j'avais fait ce truc, ma carriére aurait été finie...

Voir: Qu'aimeriez-vous oser faire?

DR: Sauter en parachute; je ne le ferai jamais. Mais j'aimerais oser le faire. ça ou le saut à l'élastique. J'ai plein de copains qui l'ont fait, mais moi, je n'ai pas le courage. Toute cette période oú on est dans le vide... avant que les parachutes s'ouvrent... Ce n'est pas l'avion qui me fait peur, c'est ce qu'il y a dessous. Je n'arriverai jamais à comprendre comment ce gros truc peut voler, ça me dépasse! Plus l'avion est gros, plus j'ai peur.

Voir: Que pensez-vous des journalistes?

DR: Ils sont trés importants pour moi. Malheureusement, il y a toujours des clichés véhiculés sur moi, alors j'aime beaucoup les journalistes de presse écrite, parce qu'avec eux, on a le temps de s'expliquer, de raconter, de montrer la vraie facette du personnage. Contrairement à la télé, aux talk-shows oú c'est toujours 'timé', oú c'est un spectacle... J'aime la presse, même quand elle dit du mal de moi!

Dick Rivers
Les 16 et 17 novembre
à l'Olympia

 

 

La derniére mise à jour de ce site date du 18/07/11

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