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extrait du blog de philippe de palle

Le beau mois de juin de Joseph d’Anvers

Blog de philippedepalle : On en reparle, le blog de Philippe Dépalle, Le beau mois de juin de Joseph d’Anvers

 

L’actualité de Joseph d’Anvers s’accélère en ce mois de juin. Le lundi 16, il invite à découvrir L’homme sans âge, l’album qu’il a écrit et composé pour Dick Rivers. Et le 23, de plonger dans Les Jours sauvages, son deuxième album chez Atmosphériques. Deux albums, deux histoires qu’il raconte avec passion. Et qui souvent se superpose à une troisième : celle de sa rencontre avec Alain Bashung. Pour qui il a écrit Tant de nuits, dans l’album Bleu pétrole, sorti en mars 2008.

 

Comment a débuté cette collaboration avec Dick Rivers?

 

En juillet 2006, aux Francofollies, nous avions fait une reprise de I walk the line de Johnny Cash. Il m’a demandé de lui écrire une chanson. Je lui en donné six et sa maison de disque en voulait plus encore. C’est la première fois qu’un album de Dick Rivers est entièrement écrit par une seule personne. J’ai travaillé avec deux producteurs anglais d’expérience, Kevin Bacon et Jonathan Quarmby (*). Dick est un personnage, mais on lui a souvent écrit des chansons très second degré. Moi, je voulais des textes sérieux, poignants. J’aimerais bien qu’après cet album on le voit différemment.

 

 

Une autre réflexion

 

Pierre Derensy:

Pour conclure, pourriez-vous me parler de ce projet pour Dick Rivers ?


Joseph d'Anvers:

 On parlait d'une personne qui vous tend une perche comme Daniel Darc l'a été pour moi il y a 4 ans ou Mario récemment. Et pour Dick, ce fut la même chose. Je recrois au pouvoir de la musique. Il m'a sollicité pour jouer une reprise de Johnny Cash et ensuite quelquefois pour me demander des chansons. De fil en aiguille, je lui ai envoyé 3, puis 5 puis 7 chansons avant qu'il me demande de faire tout l'album. Je me suis lancé dans l'aventure avec une espèce de fierté car c'était la première fois que quelqu'un allait lui écrire un album en entier. C'était un beau pari. Et quand j'ai entendu la première fois la voix de Dick sur mes maquettes, je me suis dit qu'il mettait 12-0 à de jeunes groupes branchés au niveau de l'interprétation.

J'ai rencontré quelqu'un de très humain qui avait envie de coller à son temps, alors que les auteurs auparavant qui lui fournissaient des chansons utilisaient le troisième degré, le côté j'ai connu Elvis. Et moi j'ai rencontré quelqu'un de blessé par la vie, qui avance dans l'âge. Alors, quand on parle de Dick Rivers il fait sourire, même moi le premier, mais j'avais cette mini prétention d'espérer qu'après cet album, les gens ne sourient plus.

 

 

 

 

La derniére mise à jour de ce site date du 18/07/11

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