Dick Rivers et Nanette Workman: passé, présent, rock'n'roll

Lui charmeur et elle rebelle, l'icône du rock français Dick Rivers et la rockeuse québécoise Nanette Workman s'uniront sur scène pour offrir un spectacle mémorable aux Joliettains le 27 février prochain.

Chacune des deux légendes effectuera une partie individuelle et elles interprèteront un duo ensemble à la toute fin. Nanette Workman s'exécutera tout d'abord dans une performance où le plaisir et l'énergie seront les mots d'ordre. Le rock dominera-t-il? «For sure! nous répond-elle avec enthousiasme, les Québécois sont des rockeurs.»

Elle interprétera sur scènes des chansons de son dernier album «Just Gettin' Started», paru en 2012, sans oublier ses grands titres des années 70.

Quant au crooneur, il promet beaucoup d'amour à son public lors de sa prestation et affirme qu'elle ne sera pas nostalgique. Il effectuera des nouvelles chansons de son album «Fidèle» et ses plus grands succès modernisés. «Si je ne me remettais pas en question et que je ne m'adaptais pas à ce qui se fait, je serais un vieux crouton, rigole cet homme fort charismatique, je ne me repose jamais sur mes lauriers ou sur mes succès. Ce qui m'intéresse c'est aujourd'hui et demain. Je suis un éternel débutant qui construit le futur.»

Même si ses plus grands succès québécois sont des ballades, Dick Rivers assure qu'il est un pur produit du rock and roll et qu'il y en aura aussi dans sa performance. Il admet être plus crooneur au Québec et plus rockeur en France. «C'est un dédoublement total de personnalité. Il y a deux Dick Rivers: le Français et le Québécois, et je trouve cela formidable.» D'ailleurs, son album «Fidèle» est dédié à la province et n'existe pas en France. «Je suis fidèle aux Québécois et les Québécois me sont fidèles.»

L'amour de la scène

Juste avant le premier spectacle de cette tournée qui a débutée le 13 février, Dick Rivers et Nanette Workman géraient leur fébrilité de façon bien différente. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Dick Rivers était totalement angoissé. «J'ai toujours peur que ça se passe mal. Ça fait 53 ans que j'ai peur et le jour où je n'aurai plus cette angoisse, je ne ferai plus de scène, car ça voudra dire que je n'ai plus de respect pour moi et pour mon public.»

Nanette, elle, débordante de légèreté et de joie de vivre était très excitée quant à cet événement. «Je suis heureuse, je suis en forme et j'ai très hâte de commencer la tournée. Pour moi, la scène c'est l'occasion de m'éclater et de m'exprimer!»

Les artistes se rejoignent dans la passion et l'amour qu'ils ont pour la musique, leur public et la scène. «Quand je chante, je sens l'amour de la foule et c'est ce qui déclenche l'énergie en moi», nous confie Nanette Workman avec son accent anglais.

Pour Dick Rivers, la beauté de la scène se trouve dans l'imprévisibilité qu'elle crée. «Tous les jours, c'est une nouvelle aventure et un nouveau public. Sur scène, nous ne sommes plus les maîtres, c'est au public de nous juger.» D'ailleurs, il a très hâte de rencontrer les Joliettains à la salle Rolland-Brunelle le jeudi 27 février dès 20 h.

La dernière mise à jour de cette page date du 15/01/15

Dick Rivers