DICK RIVERS

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« Je suis le premier et dernier défenseur du rock’n’roll »

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Je suis le premier et dernier défenseur du Rock'n'Roll
« Je suis le premier et dernier défenseur du rock’n’roll »
« Je suis né sur scène, j’y ai appris mon métier »

Jeudi 13 décembre à 20h30, Dick Rivers sera en concert au CCM Jean-Moulin à Limoges. Interview d’une légende du rock’n’roll.

Info Haute-Vienne : Cinquante ans plus tard, après plus de 35 albums et des centaines d’enregistrements, vous êtes toujours… rock’n’roll ?
Dick Rivers : Pour moi, le rock’n’roll est la meilleure musique au monde, celle qui a bercé mon adolescence, dont le plus grand chanteur demeure Elvis Presley. Elle s’est améliorée au travers de groupes comme les Beatles, avec une adaptation et une progression dans le bon sens du terme. J’en suis le premier et le dernier défenseur. Je vois le rock’n’roll comme s’il était né hier, même si je suis conscient d’avoir vécu. J’ai enregistré mon premier disque le 24 avril 1961, le jour de mon anniversaire. Tout au long de ma carrière, j’ai rencontré des « phénomènes » extraordinaires, dans une période de pleine créativité, comme les Beatles, les Stones, Jimi Hendrix, ou encore Piaf à mes débuts… tous ceux qui ont marqué une génération. Je me souviens d’un dîner avec Georges Brassens… Bref, tous ceux qui m’avait biberonné ! C’était formidable… Je suis né sur scène, j’y ai appris mon métier.

Info : Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?
D.R. : J’ai connu des hauts et des bas, mais je suis toujours sorti la tête haute. Je ne me prends pas au sérieux et je me remets en question en permanence. Je ne m’endors jamais sur mes lauriers. Je ne suis pas du tout nostalgique. Je suis bien dans mes bottes, je suis un homme heureux, j’ai une femme extraordinaire avec une famille que je me suis créée avec ma fille adoptive et mon fils.

« Je suis le premier et dernier défenseur du rock’n’roll »
Dick, c’est avant tout une voix de baryton agrémentée de volutes de fumée

Info : On vous voit peu à la télé… Seule la scène compte ?
D.R. : J’ai participé à « Taratata » et à « Alcaline », mais qu’y a-t-il comme autres vraies émissions musicales ? Les émissions de télé-crochet ? Très peu pour moi. J’ai fait des duos avec Matthieu Chedid ou encore Julien Doré. Comme un vampire, je me nourris des envies qu’ils ont pour moi. Ce sont des rencontres au gré de mon métier. Je n’ai jamais fait du hippie ou du disco à l’époque du hippie ou du disco. Avec le rock’n’roll, j’ai traversé les générations, les courants et les modes. Aujourd’hui, le public me le rend bien. En 2019, je vais continuer les concerts, qui seront plus nombreux que cette année. Je n’ai pas de projets musicaux car je suis d’une génération habituée à un certain luxe discographique… Actuellement, l’industrie du disque est en péril et je ne me vois pas prêcher dans le désert. Je ne suis pas aigri mais je vois la triste réalité des choses.

Propos recueillis par Anne-Marie Muia
Photos : D.R.

                                                                                                                       

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