LE DEVOIR
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Rivers, Dick Rivers

6 février 2015 |Sylvain Cormier | Musique



Pas un semblant d’Américain, Dick, tout Rivers soit-il : p’tit Niçois tombé dans le jukebox de la base US à proximité, voilà tout. Pas maintenant qu’on lui reprochera son pseudo : en 1962, Hervé n’aurait pas collé au rock’n’roll. Son mérite, qui est grand, consiste depuis des décennies à chanter sa vie française sur fond de folk, de blues, de country, de rock. Avec son timbre de doux crooner, il sert idéalement les histoires que lui écrivent d’album en album des pros admiratifs : ici un Francis Cabrel le temps d’un parcours Paris-Vintimille, un Oli le Baron qui lui permet de regarder l’Hexagone sans fard (« Les plaisirs simples ils font la gueule / Y’a pas la mer à Argenteuil »), un Joseph D’Anvers. Même quand il reprend un Daniel Lanois (Ô Marie), du Dylan adapté par Cabrel (Make You Feel my Love), ça sort sans chiqué ni chichi : tout lui va. Tout, sauf le traumatisme crânien subi à l’automne, dont il se remet petit à petit. Eh ! Dick ! On t’écoute en attendant.



La dernière mise à jour de cette page date du 25/02/15