Le premier Salon du vinyle date de 1995. Comment vous est venue l’idée ?

« Ce genre de salon existait déjà dans le centre de la France quand j’ai commencé, mais ça ne touchait encore que les grandes villes. J’ai eu envie de développer le concept en organisant des salons musicaux un peu partout dans le Grand Est. »

Pourquoi allier bande dessinée et disques vinyles ?

« Ça n’est plus vraiment le cas aujourd’hui mais dans les années 60 et 70, les deux genres étaient intimement liés. Beaucoup de pochettes de vinyles étaient décorées par des dessinateurs. Jean Giraud alias Moebius a réalisé la pochette de « Sept Colt pour un Shmoll » d’Eddie Mitchell. Uderzo à fait de même pour le « Vive la Gaule » de Richard Gotainer. Et le phénomène n’était pas que français. Je pense par exemple à l’album « Cheap Thrills » de Janis Joplin, décoré par Robert Crumb. »

Quels sont les artistes les plus demandés ?

« Johnny Hallyday arrive en tête. Ses premiers 45 tours sont très recherchés. Ils étaient édités à faibles tirages et sont presque introuvables. Mylène Farmer est également très demandée. Son producteur Laurent Boutonnat a eu très tôt l’intelligence de proposer des tirages limités et des formats variés de sa discographie. Et bien sûr, il y a les indémodables de la chanson française que sont Brassens, Brel, Ferra et Ferré. Pour ce qui est des Anglo-Saxons, les Beatles et les Stones continuent à remporter tous les suffrages car leur musique est toujours d’actualité et continue à surprendre. Elvis Presley aussi est très demandé et d’une manière générale, tous les pionniers du rock comme Gene Vincent, Chuck Berry etc. »

À chaque édition du salon vous réalisez une exposition. Quel est le thème cette année ?

« J’ai décidé de rendre hommage au trio Johnny Hallyday, Dick Rivers et Eddie Mitchell. Récemment on a beaucoup mis en avant le trio Hallyday/Mitchell/Dutronc mais à mes yeux, Dick Rivers est plus représentatif de cette époque, même s’il est un peu oublié aujourd’hui. Pour accompagner l’exposition, j’ai également composé une chanson en leur honneur sous mon nom d’artiste Laurent Clairvil (à trouver sur Youtube, ndlr). C’est aussi un hommage à Henri Leproux, le fondateur du Golf Drouot, ou tous ces grands artistes ont commencé. »

Pratique Vendredi 11 novembre, de 9 heures à 18 h 30. Entrée : 3 euros. Tél. 06.82.29.64.70 ou sagadisc@free.fr.