Sa discographie couvre pas moins de 6 décennies, de 1960 à 2010… et même s’il n’est pas resté en permanence sur le devant de la scène, Dick Rivers est toujours dans le cœur des amateurs de rock de la première heure. Trop long de raconter ses débuts quand il adaptait avec soins les hits anglo-américains, ou dans les 70’s quand la country music est venue teinter ses tubes d’une nostalgie bienveillante : “Mississippi River’s” et “Faire un Pont” des airs inoubliables pour qui avaient 20 ou 30 ans dans ces années-là. Mais le rocker au cœur tendre ne s’est pas arrêté là. En 1984, “Nice Baies des Anges”, hommage à sa ville natale parle encore de nostalgie… Dick a aussi su passer le virage des années 2000 et aborder le 3 e millénaire toujours avec la rock attitude. Benjamin Biolay, M (Matthieu Chedid), Matthieu Boogaerts, Mickey 3D et même Francis Cabrel écrivent pour lui jusqu’à son dernier album “Mister D” sorti en 2011 et le DVD Live “Grand Tour” et l’Olympia en 2012. C’est ce spectacle-là que le précurseur du rock, celui qui a fêté ses 50 ans de scène en 2011, a mis au programme de son concert ce soir à Morzine.

- Pour un rocker comme vous, qu’est-ce que cela représente le monde Harley ?

« C’est le rêve américain, les grands espaces, les longues chevauchées bien installé sur sa bécane… Harley c’est le confort et aussi la modernité. Harley, c’est le cheval du XXI e siècle ! D’ailleurs les bikers m’aiment bien généralement : la preuve en est ma présence ici à Morzine. J’ai des copains parmi les Hells Angel de Paris et de Suisse, certains viendront à Morzine, un peu pour moi je pense, mais aussi beaucoup pour les Harley… Moi, je n’ai jamais été un amateur de moto : mais j’ai eu des Cadillac, toujours le dernier modèle : Harley et Cadillac, c’est un peu pareil, ce sont des routières, c’est de la même race… Et puis chez Harley, ce que j’aime surtout, c’est le bruit du moteur…

- On vous a pourtant vu avec des Harley sur des pochettes de disques dans les années 70' ?

« Bien sûr ! Mais Harley et le rock, c’est surtout de l’imaginaire ! On relie tout cela à une équipée sauvage. On mélange les blousons noirs, les jeans et les bottes de cow-boys… C’est à la fois Marlon Brando et Elvis Presley. C’est une légende, le rêve américain… Moi, j’ai fait mon éducation musicale dans le milieu des années 50 : c’était déjà du cinéma ! »

- Ce concert à Morzine, vous allez l’adapter au monde Harley ?

« Non pas du tout. Je pense que mon spectacle tel qu’il est peut satisfaire tous les goûts. Je vais faire au moins 2 heures de concert : il y aura du rock, des balades, des classiques qu’on a réorchestrés, des nouveautés du dernier album… Pour les musiciens, ils seront tous là, une grosse partie a fait l’Olympia avec moi : on est une grande famille avec Oli le Baron, ce guitariste de légende qui m’accompagne depuis “Mister D”. En tous les cas, même si je ne peux pas rester car je repars le lendemain dans mon ranch du Sud-ouest, je suis ravi de chanter à Morzine… »

- Est-ce qu’en 2013, le rock est toujours la musique des mauvais garçons ?

(Rires… puis sourire…) « Non, ça a bien changé… aujourd’hui tout est rock… C’est surtout dans l’imaginaire… »

 

La dernière mise à jour de cette page date du 11/02/14

Dick Rivers