Nuits-Saint-Georges.

Dick Rivers clôturera le festival Sons d’une NuitS d’été.

« Je ne regarde jamais le passé »

le 06/07/2012 à 05:00 par marie.protet@lebienpublic.frVu 36 fois

Un peu hyperactif, Dick Rivers ne s’arrête jamais, il a toujours de nouvelles choses en tête.  Photo Jezz

 

Un peu hyperactif, Dick Rivers ne s’arrête jamais, il a toujours de nouvelles choses en tête. Photo Jezz

 

Dick Rivers, légende du rock français, sera sur la scène du festival Sons d’une NuitS d’été. Cet éternel optimiste se dit être un homme qui se remet toujours en question.

 
 
 

Vous avez débuté votre carrière en 1961. Pourquoi avoir voulu se lancer dans la musique ?

« Il n’y a pas vraiment de raison, c’est ma vocation. Mais il faut savoir qu’à l’époque, nous étions shootés au rock’n’roll. Nous étions en train de vivre une véritable révolution sociale et musicale un peu comme ça a été le cas avec le rap, même si les textes étaient plus joyeux. »

Votre public a-t-il changé durant toutes ces années ?

« J’ai remarqué que dans les salles il y avait de tout : des gens de mon âge, ceux qui m’ont connu 10 ans ou 20 ans plus tard, jusqu’à la jeune génération. J’aime les challenges et j’aime conquérir les sceptiques. Des gens qui ne me connaissent pas et qui au final se disent “Ah oui ça, c’est mon truc”. C’est pour cette raison que j’aime me rendre à des festivals, car souvent les gens se déplacent plus pour la renommée du festival que pour les artistes qui montent sur scène. J’essaie de m’adapter à la nouvelle génération pour plaire au plus de monde possible. D’ailleurs, l’artiste qui dira qu’il s’en fiche de plaire est un menteur. Quelque part nous sommes un peu nombrilistes. »

Quelle est la recette d’une si longue carrière ?

« Je pense qu’il faut constamment se remettre en question et s’entourer de personnes de la nouvelle génération. J’ai par exemple travaillé avec M, Mickey 3D ou encore Biolay. Pour mon dernier album, c’était Oli le Baron. Je ne me prends jamais au sérieux et me considère toujours comme un débutant. Vous savez j’ai tendance à toujours baser ma carrière sur le moment présent. Je ne regarde pas le passé. J’essaie de me faire plaisir tout en faisant plaisir à mon public. C’est ça ma recette. »

Vous n’avez jamais eu envie de baisser les bras ?

« Non jamais. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de moments compliqués, c’est un métier qui reste difficile mais comme le dit l’expression, comme le roseau je plie, mais je ne casse jamais. Il est trop tard pour être pessimiste. »

Avec votre dernier album Mister D, sorti le 31 octobre 2011, quel message avez-vous voulu faire passer ?

« Aucun, Ce sont mes auteurs qui essaient de faire passer un message. Moi je ne suis qu’un interprète. Je pense qu’ils écrivent leurs textes en fonction de ma personnalité, de la façon dont ils me connaissent. Ils s’inspirent de mon personnage. Moi, j’écoute la chanson, si elle me plaît je la prends et si elle ne me plaît pas, je ne la prends pas

 
 

La dernière mise à jour de cette page date du 03/02/14

Dick Rivers