DICK RIVERS

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 Après Johnny et Eddy... Il y a toujours eu Dick... Immuable et monolithique, en solo, avec BASHUNG ou avec les chats sauvages, il faut admettre que le niçois Hervé Forneri est une des figures légendaires du Rock'n'roll en France. Et vous savez quoi ? Il y a de bonnes raisons à cet état de fait. On pourrait passer notre chemin en se moquant de la moumoute ou de son mouvement toujours leste du genou sur scène... Ou alors passer outre et tenter l'écoute, après tout, on ne risque rien... Johnny agglutine les bouses et Eddy revient sans cesse, Dick a bien droit à sa chance.

Et la surprise se fait... Vous n'y croyez pas ? Vous croyez que Dick est le loser du siècle ? Que nenni ! Et si vous ne me croyez pas, je vous engage aussitôt à l'écoute attentive de ce Rivers de derrière les fagôts... Allez, cessez de faire non de la tête, il y a des drôles de bonnes surprises dans cette galette. A débuter par l'époustouflant "Pas de vainqueur", nourri aux amphétamines des grands espaces américains, le banjo et le violon y règnent de bout en bout, les rythmiques cinglantes western créent une ambiance fort réussie et la voix grave de Dick y est juste craquante. Une vraie petite merveille de rock country. Et si jamais vous aimez ZZ TOP ; je vous recommande vivement le titre suivant "Maudit", un blues rock superbement ouvragé qui ne laisse aucune place au doute : contrairement à ses pairs, Dick est resté un pur et dur.. Respect ! Ca déménage ! Et puisqu'on est niçois, on fait des rencontres dans les trains qui vont en Italie et ça donne "Paris Vintimille", un Rock'n'roll dantesque qui m'a laissé sur le cul, avec suffisamment de modernité pour revendiquer la rébellion sans se la péter, c'est trop fort !

La superbe voix n'a pas bougé d'un pouce, et le slow "L'amour m'attendait là" ne me semble pas ridicule pour deux sous. D'ailleurs, "Les rois serviles" évoquent le rock crépusculaire de Chris ISAAK, avec cette harmonica plaintive. "Le role du rock" est quasiment hard alors que la guitare sur "Les herbes hautes" rappellent les années magiques de collaboration avec Alain BASHUNG. L'influence du grand disparu est patente un peu partout en fait, comme sur l'originale et charmante "Jeanne et Henri", ou les guitares folks se battent avec la distorsion. Mais la country est elle aussi a signature de cet opus avec le moqueur "Tu m'as changé", mais aussi la belle introduction de "Si j'te r'prends". Enfin, Dick choisit de terminer sur cette évocation plus américaine tu meurs de "O marie", super bien foutue.

Au final, me voici bien attrapé. cet artiste que je croyais mort et enterré, certes figure du patrimoine musical national, n'a rien du looser que je pensais découvrir. La musique est très agréable, aucune fausse note et plusieurs titres magnifiques se sont même glissés dans cette livraison. Je vous encourage vivement à l'écoute de ce Rivers, car vous pourriez bien tout comme moi, en rester coi...
 

                                                                                                                       

Exalead