DICK RIVERS

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Concert

Ce vendredi à Vierzon Dick Rivers vient prêcher un rock'n'roll « indémodable »

 

C'est un pionnier du rock n'roll que s'apprête à accueillir Vierzon, ce vendredi, à l'occasion des Estivales du canal. Dick Rivers revient sur les grands moments d'une carrière débutée en 1961, à l'âge de 15 ans, avec son groupe des Chats sauvages.  

Vous venez jouer vendredi à Vierzon, vendredi 13 juillet exactement. Êtes-vous superstitieux ?

Dick Rivers : « Le treize est un chiffre qui m'a porté bonheur. J'ai grandi au 13 rue de la République à Nice. Ma femme est du 13 septembre. Mais, je ne suis pas particulièrement superstitieux vis-à-vis de ce numéro. »

 

Sur scène, vous serez accompagné par un guitariste québécois, Robert Lavoie, qui était déjà présent à vos côtés sur la tournée des idoles - âge tendre 2018... 

Dick Rivers : « Oui, c'est un type formidable ! Je vais souvent au Canada. Les Canadiens sont des Américains, dans leur état d'esprit et leur façon de jouer. Il y aura aussi un batteur, un bassiste et un pianiste. Ça ne fait pas longtemps que j'ai décidé de les prendre. On a déjà eu l'occasion de faire une petite semaine en résidence, près de Saint-Etienne, pour répéter. Ils arrivent tous les quatre du Canada spécialement pour Vierzon et ils repartent le lendemain, le 14 juillet, à Montréal. »   

Qu'est-ce qui vous a poussé à rejoindre la tournée « âge tendre » cette année ?

Dick Rivers : « C'est Christophe Dechavanne, un vieux copain, car je savais que ça serait sérieux. L'organisation était fantastique, j'en garde un très bon souvenir. Ça m'a permis de retrouver quelques vieux amis, comme Nicoletta, Dave ou d'en connaître d'autres comme Pierre Groscolas. C'est très condensé. En cinq chansons, vous faites le tour de 55 ans de carrière ou plus. Si bien qu'il y a beaucoup de gens qui reviennent me voir après en concert. J'y suis allé sur la pointe des pieds mais, si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seconde. »

Dès vos débuts, vous avez été influencé par le blues, le rock venus des États-Unis. Est-ce que la culture américaine actuelle vous inspire aussi ?

Dick Rivers : « Non. Il n'y a pas ce côté innovant, révolutionnaire qu'il y avait à l'époque. Je fais partie d'une génération qui a été influencée tout de suite par ça. Le rock n'roll qui venait des États-Unis, et repris un peu avant nous par les Anglais, c'était notre manne. Je pense que ça l'est toujours, y compris pour les nouveaux. Ce sont des racines indémodables. 

Elvis est l'un des plus beaux souvenirs de ma vie. Ça m'a fait le même effet, je pense, qu'un croyant qui aurait suivi Jésus.

Dick Rivers

Vous avez rencontré Elvis en 1969. Quel souvenir en avez-vous gardé ?

Dick Rivers : « C'est l'un des plus beaux souvenirs de ma vie. Ça m'a fait le même effet, je pense, qu'un croyant qui aurait suivi Jésus en Judée. C'était l'homme qui nous avait tous inspirés, moi le premier. J'ai eu la chance de rencontrer beaucoup de gens dans ma vie, de Piaf à Brassens, en passant par Brel, Bécaud... Je les respecte énormément, mais je n'ai jamais connu un tel choc.
Mon rêve aurait été de connaître Elvis en 54-55 mais, j'étais trop jeune. Je l'ai vu dans sa deuxième très belle époque où, physiquement, il était d'une beauté incroyable. Il avait une aura, un charisme extraordinaire. Au début des années 70, il était devenu en parodie de lui-même. À partir de ce moment là, je n'ai pas voulu le revoir pour conserver le souvenir que j'en avais. »

Qu'avez-vous pensé de l'hommage national qui a été rendu à la mort de Johnny ?

Dick Rivers : « Je ne pouvais pas ne pas être présent. C'était quelqu'un que je connaissais très très bien, même si on n'était pas intimes. Je ne faisais pas partie de la bande des vieilles canailles, car j'arrivais de province à mes débuts. J'y suis allé en souvenir de l'homme et de l'artiste qu'il était. »

 

En 1966, vous faisiez partie des vedettes yé-yé présentes sur la « photo du siècle » prise pour le magazine Salut les Copains. Est-ce que, à l'époque, vous imaginiez être toujours sur scène plus de 50 ans plus tard ?

Dick Rivers : « Pas du tout. Mon premier disque est sorti quand j'avais 15 ans. Pour moi, un mec de 30 ans, c'était un vieillard. J'étais à fond dans un état d'esprit rock n'roll, c'est-à-dire : vivons l'instant présent et demain on verra bien.

Je déteste la nostalgie, j'aime ce qui est aujourd'hui, demain ; j'aime la créativité, les rencontres, m'essayer à plein de trucs. Mais, je reconnais que j'ai eu une chance énorme de vivre une période - les années 50, 60 70 - qui a connu des mouvements musicaux révolutionnaires. Aujourd'hui, j'essaie de me tenir au courant de ce qui se passe, mais il y a des moments où je décroche, car je ne comprends plus rien. »

Cela ne vous a pas empêché de travailler avec de « jeunes » artistes comme Jospeh d'Anvers, Julien Doré, M, Mickey 3D... Qu'est-ce qui vous plaît dans cette jeune génération ?

Dick Rivers : « En tant qu'interprète je peux butiner d'une fleur à l'autre et prendre le meilleur nectar. J'ai la chance d'être aimé, respecté, par les gens de la nouvelle génération. Tant qu'ils me proposent quelque chose qui m'intéresse et sur lequel je peux apporter quelque chose de vocalement différent, alors j'y vais ! »

 

Après Vierzon, votre tournée se poursuit notamment à Orléans, Limoges et à Nice, votre ville natale...

 Dick Rivers : « Oui, au mois de décembre. Sur toute ma carrière, j'ai dû chanter trois fois à Nice. Nul n'est prophète en son pays. J'y ai seulement gardé des attaches sentimentales. Je suis chez moi, oui et non. Depuis des années, ma région d'adoption c'est le sud-ouest.

 

Pratique. Concert de Dick Rivers, vendredi 13 juillet, à 20h30, au jardin de l'abbaye. Gratuit. 

 

Propos recueillis par Philippe Roch

 

 

 

                                                                                                                       

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