Retour

 

Article parue sur VSD.fr

                                                                                                      Hier has been, aujourd'hui classé 'culte' par les branchés. Animateur, chaque samedi, d'une émission coquine sur Paris Premiére,

Ce Niçois fasciné par le rêve américain a su rebondir malgré son statut de 'précaire permanent'.

Naissance -

 Fils unique, Hervé Forneri naút à Nice, le 24 avril 1945. Son pére, André, tient une boucherie. Sa mére, Marie-Thérése, femme d'intérieur issue d'un milieu un peu strict (elle ne disait jamais ' merde ' mais ' miel '), aide son mari à faire sa comptabilité

Noms -

Si plus personne ne l'appelle Hervé Forneri, Dick Rivers a aussi failli être connu comme ' Jerry Joyce ', son premier nom de scéne. Un pseudo abandonné aprés sa découverte du film Loving You, avec Elvis Presley qui interpréte le personnage de Deke Rivers. En revanche, ses parents l'ont longtemps surnommé ' Nanou ' et ' Ninou '.

Instruments -

Même s'il aurait préféré que son fils apprenne l'accordéon, son pére lui offre sa premiére guitare à l'âge de 12 ans. Le jeune garçon prend quelques cours, mais les cordes à pincer lui blessent les doigts. Il décide donc d'abandonner. Aujourd'hui encore, Dick Rivers ne pratique aucun instrument. Il aurait cependant aimé jouer du piano.

Scolarité-

Eléve un peu fayot, prêt à tout pour être bien vu de ses parents et ses professeurs, le petit Hervé connaút une scolarité honorable dans un établissement catholique privé. Enfant de chœur, il se confesse une fois par semaine (parfois pour éviter les cours de maths, qu'il déteste…). Comme il passe ses soirées à écouter de la musique américaine, il obtient d'excellents résultats en anglais. Mais, aprés la classe de troisiéme, l'ado préfére la compagnie des voyous, fait l'école buissonniére et signe lui-même de faux mots d'excuse

Diplômes -

Limite délinquant, il participe à certains mauvais coups avec sa bande de blousons noirs, se fait souvent embarquer par la police mais ne sera jamais poursuivi grâce aux bonnes relations que son pére entretient avec le commissaire de la ville. Aujourd'hui, il ne dispose d'aucun diplôme. Il aurait même acheté son permis de conduire aux Etats-Unis (pour moins de 3 dollars…), sans passer l'examen. De toute façon, il s'en sert peu : Dick Rivers déteste conduire

Rêve américain-

Trés vite, le jeune homme est fasciné par l'Amérique : il se délecte des films hollywoodiens, absorbe la culture des soldats de l'Oncle Sam de la base militaire de Villefranche-sur-Mer, prés de Nice. En 1965, il goûte à son premier hamburger : une expérience de haute gastronomie, à l'époque. Tranquillement installé à regarder La Riviére sans retour avec l'actrice Marilyn Monroe, il flashe davantage sur le jean de la belle que sur ses formes…

Elvis -

Le grand choc de sa vie : la découverte d'Elvis Presley au cinéma. Il a enfin trouvé sa vocation… Il couvre alors les murs de sa chambre de posters du King et répéte ses déhanchements tous les soirs. Il rencontrera Elvis en personne, en 1969, dans un hôtel de Las Vegas. Il affirme ne s'être jamais remis de cette expérience

Débuts -

Au lieu d'aller en cours, il réunit quelques amis passionnés de musique et monte un groupe : Les Chats sauvages. Il fait la connaissance de Jean-Claude Beaumont, alias Jean-Claude Camus, aujourd'hui manager de Johnny, qui leur permet d'être ' vendus ' par un agent à une maison de disques. Serge Gainsbourg leur proposera des chansons que le groupe refusera, les jugeant trop ringardes.

Solo -

Dick Rivers sort son premier disque solo le 18 octobre 1962 : ' Baby John '. L'année suivante, il adapte quelques titres du tandem Lennon-McCartney, plusieurs mois avant que le phénoméne Beatles ne déferle sur la France. D'ailleurs, il enregistre à Abbey Road (leur studio londonien) et passe de nombreuses nuits blanches avec eux. Plus tard, il travaillera avec Alain Bashung, alors réalisateur de studio, auditionnera aussi Jacques Dutronc en tant que guitariste. En 1973, il donne à Coluche l'occasion de passer en premiére partie de ses concerts à l'Olympia

Argent -

Depuis 1975, Dick Rivers est son propre producteur et, donc, propriétaire de tous ses enregistrements. Il n'a pratiquement jamais été salarié et ne devrait bénéficier d'aucune allocation pour ses vieux jours. Mais il adore son statut de ' précaire permanent ' qui l'incite, dit-il, à prendre des risques. Ainsi, il boursicote depuis 1982 - il a déjà vécu quatre krachs - et joue au poker - notamment avec Emmanuel Chain -, mais n'a jamais gagné ni perdu de grosses sommes

 

Retour

 

 

 

 

 

RamDam.com, votre guide de la musique sur InternetAnnuaire et Référencement gratuit avec Referencement-Team !

La derniére mise à jour de ce site date du 18/07/11